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Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2016 est « similaire dans sa structure et son référentiel » aux précédents PLF, a estimé le groupe Authenticité et Modernité à la chambre des Conseillers.

« Le PLF2016 est similaire dans sa structure et son référentiel aux précédents PLF, voire même ceux du gouvernement d’alternance, en raison de sa fragilité et de son incapacité de satisfaire les besoins grandissants des citoyens aux niveaux économique et social et en matière d’investissement », a affirmé le président du groupe Authenticité et Modernité à la chambre des Conseillers, Abdelaziz Benazzouz, qui s’exprimait jeudi lors d’un point de presse à la chambre des Conseillers.

Il a relevé, dans ce sens, que l’économie nationale « souffre actuellement d’une précarité structurelle, vu qu’elle repose essentiellement sur l’endettement, ce qui devra engendrer prochainement une inflation », considérant que le nouveau Projet de Loi de Finances « ne prévoit aucun efforts pour surmonter les dysfonctionnements relatifs au problème de l’endettement extérieur (63 %) et près de 80 % du PIB ».

Selon Benazzouz, « le fait que le gouvernement ait recours à la dette extérieure et non aux investissements (…) pour couvrir les dépenses », est un problème qui se pose avec acuité et qui est de nature à aggraver les dysfonctionnements de l’économie nationale à plusieurs niveaux.

A cet égard, le président du groupe Authenticité et Modernité a insisté sur la nécessité d’adopter un nouveau modèle de développement qui soutient la demande interne et marque une rupture avec les politiques actuelles sur les différents plans, relevant que la réussite de ce modèle exige d' »accorder davantage d’intérêt à l’industrialisation en vue de combler les déficits macro-économiques (commercial, des paiements et budgétaires) et de mettre en place une politique industrielle susceptible de réduire les écarts entre les importations et les exportations ».

Par ailleurs, Benazzouz a fait savoir que son groupe a présenté 43 amendements au PLF2016, dont 42 ont été rejetés par le gouvernement, relevant que ces amendements visent essentiellement à alléger la pression sur le pouvoir d’achat des citoyens, garantir la justice fiscale et la solidarité verticale entre les riches et les pauvres, permettre aux régions d’assumer le rôle de développement qui leur incombe, promouvoir l’économie nationale et booster la création d’emplois et de richesses.

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