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L’approche des élections législatives d’octobre 2016 est annonciatrice d’une saison des mariages y compris contre-nature sur la scène politique brouillant la visibilité aux observateurs désarçonnés par cette foire aux alliances pré-électorales. Alors que les islamistes du PJD s’en remettent désormais à un futur accord avec l’Istiqlal qu’ils inviteront à revenir au gouvernement en cas de victoire, après leur lâchage prématuré par la formation du RNI, le PAM repeint aux couleurs de la social-démocratie après son dernier congrès, a trouvé tout à fait naturel de signer un pacte anti-islamiste avec les socialistes de l’USFP qui ne croient plus en l’utilité de la « Koutla », leur bloc traditionnel jeté aux oubliettes. Les deux formations se seraient officiellement juré fidélité contre l’ennemi commun, le PJD, en vue des élections d’Octobre tout en laissant la porte ouverte à d’autres formations, comprenez par là le RNI présidé par Salaheddine Mezouar. Ce dernier a déjà évoqué cette éventualité lors de sa dernière et fracassante sortie contre les islamistes et leur chef Abdelilah Benkirane.
Le pacte de bonne entente signé par le PAM et l’USFP, outre le fait qu’il induit une nouvelle distribution des cartes préfigure une bataille électorale sans merci entre pro et anti-PJD alors que ce dernier estime toutes ses chances encore intactes pour diriger le prochain gouvernement y compris en faisant du neuf avec du vieux notamment avec l’Istiqlal qui avait quitté son navire parle passé pour rejoindre l’opposition qu’ils’apprête à quitter de nouveau.
Par Jalil Nouri
actu-maroc.com

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