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Tous les membres de l’équipe fondatrice n’ont pas tenu à se joindre à la direction actuelle de la formation du PAM et en premier lieu le père du parti du tracteur, Fouad Ali El HImma qui a pris définitivement ses distances avec une formation toujours à la recherche de repères, depuis qu’il est devenu conseiller royal. Ni lui, ni ceux parmi les plus proches qui l’ont accompagné dans cette aventure politique ne se reconnaissent dans un PAM déboussolé et qui a perdu toutes ses illusions de devenir le premier parti politique national au vu des échecs.
Toujours à la recherche d’un véritable leader charismatique que n’incarne pas l’actuel leader, Hakim Benchemass dont le mandat a succédé à celui de l’ère catastrophique personnifié par un Ilyas El Omary qui représente tout, sauf un leadership politique, le parti est balloté au gré des vents de son obsession à casser le PJD, sans avoir les moyens réels et l’ossature pour réussir cette mission impossible qui lui a été assignée à sa naissance.
Au fil des ans, le parti s’est vidé de ses cadres et n’assume plus dans les faits le rôle de première formation de l’opposition et a montré ses limites dans le renouvellement de ses structures et ses bases qui se sont éparpillées au fil des années. Au jour d’aujourd’hui et en pleine célébration du dixième anniversaire du PAM, aucun observateur politique ne parierait sur un PAM sortant vainqueur devant le PJD lors des prochaines élections législatives.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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