Le Parlement européen presse les Pays-Bas de réagir à un site d’extrême-droite

Le Parlement européen presse les Pays-Bas de réagir à un site d’extrême-droite

297
0
PARTAGER

« Le racisme et la xénophobie ont conduit aux plus atroces pages de notre histoire. Pouvons-nous rester silencieux, ne pas répondre à l’incitation à la haine de certains partis ? Le groupe PPE réitère son appel à condamner clairement et rapidement le site », a déclaré le président français du Parti populaire européen (PPE, conservateurs) Joseph Daul.
« Le silence du gouvernement néerlandais est inacceptable », a renchéri le Belge Guy Verhofstadt, chef de file des libéraux de l’Alliance des démocrates et libéraux pour l’Europe (ALDE).

 

M. Verhofstadt a rappelé qu’il avait « parlé au Premier ministre Mark Rutte », dont le parti est affilié à l’ALDE, et a incité M. Daul à faire de même avec les ministres issus de l’Appel démocrate-chrétien (CDA), rattaché au PPE.

Le gouvernement dirigé par Mark Rutte, qui a besoin du soutien du PVV pour détenir une majorité parlementaire, a dit à plusieurs reprises qu’il ne condamnerait pas l’initiative de Geert Wilders, arguant qu’il s’agissait « du site d’un parti » et non d’un site gouvernemental.

Pour la députée néerlandaise Verte Marije Cornelissen, M. Rutte s’est « coincé dans les cordes » en choisissant cette direction, mais ne pas condamner le site représenterait une « défaite encore plus cuisante (…) pour le Premier ministre, pour le prestige des Pays-Bas et pour l’ensemble des Européens ».

La Commission européenne et le Conseil de l’Europe ont également dénoncé le site. La vice-présidente de la Commission en charge de la Justice Viviane Reding a rappelé qu’il appartenait aux autorités néerlandaises d’examiner la légalité du site, notamment au regard des législations nationale et européenne sur le racisme et la xénophobie, la protection des données individuelles et la libre circulation des citoyens européens.

Affirmant que « plus de 100.000 personnes (avaient) répondu à l’appel du site », le député néerlandais Auke Zijlstra, membre du PVV et « non inscrit » à Strasbourg, a dénoncé une « menace de censure » et soutenu que le site n’avait pas pour objectif d’inciter à la violence, mais de permettre aux Néerlandais d’exprimer leurs sentiments.
« Les Néerlandais en ont marre, et ils ne sont pas les seuls. La France connaît le même problème, et maintenant le président Nicolas Sarkozy lui-même menace de suspendre la participation de la France à l’espace Schengen », a-t-il expliqué, faisant allusion aux propositions de M. Sarkozy lors de son meeting de Villepinte (près de Paris) dimanche.

Un rapprochement également effectué par les députés socialistes du Groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes & Démocrates (S&D), les Verts et les libéraux.

« Ce qui se passe en Hollande n’est pas un fait unique, (cela renvoie à) quelque chose de plus grave en Europe », a déclaré M. Verhofstadt, qui s’est une nouvelle fois demandé « qui (était) le véritable candidat de l’extrême droite » en France de M. Sarkozy ou de la candidate du Front national Marine Le Pen.

Tous les partis politiques, du PPE à la Gauche européenne (communiste), se sont associés dans un projet de résolution commune soumis au vote jeudi afin de presser Mark Rutte de condamner le site du PVV.

AFP_____________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires