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C’est une vraie déclaration de guerre que vient de lancer le Parlement Panafricain, une émanation de l’Unité Africaine boycottée par le Maroc au service de la défense des intérêts de l’Algérie et des séparatistes du Polisario, depuis l’élection de son nouveau secrétaire général de nationalité algérienne. Le royaume est devenu l’ennemi à abattre si l’on en juge par les décisions soumises à examen pour le punir d’être devenu le deuxième investisseur sur le continent après l’Afrique du Sud, un réel affront à Alger qui mène cette campagne anti-marocaine. La mesure la plus insensée est la fermeture de toutes les ambassades du Maroc ans les pays proches de l’Algérie et du Polisario alors que les délégations marocaines seront interdites de participation dans toutes les manifestations économiques, sociales, culturelles et sportives organisées sous l’égide de l’Unité Africaine. Cette série de mesures visent tout simplement à mettre le Maroc en quarantaine à l’échelon continentale et à faire de lui un pestiféré infréquentable pour bloquer la dynamique lancée par le roi en Afrique et dont les résultats très significatifs ne sont pas pour plaire au voisin algérien. Lequel s’est vu, malgré ses énormes difficultés financières, demandé de passer à la caisse pour financer cette croisade anti-marocaine. Une vaine croisade sans lendemain au vu du peu de crédibilité dont jouit l’organisation de l’Unité Africaine et son appendice , le Parlement Panafricain.

Par Jalil Nouri

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