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Un début de solution a pu être trouvé finalement dans le conflit qui opposait 270 parlementaires privés de retraite depuis le mois d’octobre 2016 et le président de la première chambre, Habib Malki, à l’origine de cette mesure sans fondement qui a fait couler beaucoup d’encre et qui s’est terminée dans une étape précédente, sur une plainte déposée par la défense des parlementaires lésés, devant le tribunal administratif qui l’a jugée recevable.
Le président de la première chambre a justifié mollement et sans convaincre sa décision de geler le versement des pensions de retraite, au motif que tout le régime des retraites qui avait cours avait été déclaré en faillite avec le déséquilibre provoqué par la baisse des cotisations et l’augmentation du nombre de députés partis en retraite à la fin de son mandat. Il est vrai que diverses expertises menées sur cette problématique , avaient effectivement conclu à l’impossibilité de continuer à assurer, sauf aide urgente de la part de l’état, les pensions de retraites, qui, malgré tout, n’ont pas été connu d’augmentation ni de valorisation depuis 1993. La reprise des versements est donc un signal fort en vue d’un règlement définitif de cette question qui, non seulement prive les parlementaires de leurs droits, mais de plus écorne l’image de l’institution législative qui a peché par manque de prévoyance. Pour rappel , la défense des parlementaires avait prévu de demander dans sa requête devant le tribunal administratif, que le parlement verse un forfait de 360.000 dhs par élu comme solde de tout compte ou assure le versement mensuel à vie de 5.000 dhs. Depuis, cette démarche est devenue caduque, depuis que le président de la première chambre est revenu sur sa décision initiale de geler les pensions de retraite.

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