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Les sessions se suivent et ne se ressemblent pas au parlement. A la première chambre et sous l’impulsion de son président, le socialiste Habib Malki, toute une batterie de mesures a été adoptée au cours de cette année législative dont la plus marquante reste la lutte contre l’absentéisme. Désormais, la feuille d’absence des députés sera lue lors des séances des questions orales avec l’annonce des noms des absents en pleine retransmission à la télévision, mais plus convaincant encore, les ponctions de salaires ont commencé à être appliquées contre les moins assidus.
Les députés n’auront plus le droit de parler au téléphone dans les couloirs, ni manger ou boire dans l’enceinte encore moins fumer leur cigarette.
Les déplacements officiels à l’étranger seront réglementés et les bénéficiaires appelés à fournir des rapports de missions aux commissions dont ils sont membres afin de mettre fin au « tourisme parlementaire » et aux voyages de shopping en lieu et place des voyages de la diplomatie parlementaire dont le rendement a fortement régressé au fil des derniers exercices en raison du clientélisme qui les a détourné de leurs objectifs.
Ce tour de vis n’est que le début d’une nouvelle gestion des activités parlementaires suite aux nombreuses critiques adressées par le roi Mohammed VI.

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