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Jamais de son histoire, le Parti de l’Union Socialiste des Forces Populaires, ne s’est présenté autant affaibli à une importante échéance électorale que cette année avec des prévisions pessimistes sur ses futurs résultats électoraux.
Mollement et en toute discrétion, contrairement à ses habitudes, le parti, fortement secoué par des luttes intestines; a vu son destin être approprié par le premier secrétaire, Driss Lachgar, qui, seul maître à bord, mène sa barque comme il l’entend.
Toutes les instances de la formation obéissent fidèlement à ses directives sans aucun débat interne, au oint qu’il est le seul à décider des candidatures et des têtes de liste avec une volonté manifeste de privilégier ses protégés qui l’ont soutenu lors de son élection à la tête du parti. Les rares voix à s’élever contre cette prise de contrôle par un seul homme de l’appareil de la formation historique de gauche qui s’est vidée d’une bonne partie de ses cadres, sont vite étouffées sous peine d’exclusion.
Contrairement aux autres partis en lice qui ont tenté un renouvellement de leurs candidats et qui se sont renforcées de figures influentes, l’USFP, n’a annoncé jusqu’à présent aucun ralliement ou nouvelle recrue imposante. De quoi justifier les craintes de militants désorientés et manque de repères.

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