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Le concessionnaire de Kia Motors n’a pas trop de visibilité avec ses patrons locaux.

Après la déroute de son ancien PDG Belkhouya accusé de détournements et d’avoir poussé l’entreprise à la faillite que lui avait confié le prince Moulay Ismael, c’est au tour de son successeur, Mohammed Jamal Sahl, un marocain venu d’Europe après la reprise de l’entreprise par le groupe émirati Ibn El Oumeir. Venu redresser l’enseigne automobile sud-coréenne, ce dirigeant se trouve à la  prison « Oukacha » de Casablanca et doit être présenté au juge d’instruction cette semaine pour avoir été à l’origine d’un accident mortel il y a une dizaine de jours. Plus grave encore, le patron de Kia, qui était en état d’ivresse au moment de l’accident, a pris la fuite et ne s’est rendu à la police que deux jours plus tard, le temps de dessaouler, sans avoir porté secours à l’automobiliste, victime de l’accident, qui devait décéder un peu plus tard. Il risque gros pour ses deux délits et ses employeurs ne semblent plus désireux de lui accorder leur confiance pour rester à la tête de l’entreprise qu’ils viennent de racheter il y a tout juste quelque mois, après l’avoir débauché de chez le constructeur français Peugeot PSA, dont il était un grand cadre au Moyen-Orient.

Par Jalil Nouri

 

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