Le Pérou reconnaît la Palestine à l’instar d’autres pays d’Amérique latine

Le Pérou reconnaît la Palestine à l’instar d’autres pays d’Amérique latine

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« Le gouvernement a communiqué aujourd’hui à l’ambassadeur de Palestine à Lima la reconnaissance (par le Pérou) d’un Etat palestinien libre et souverain », a déclaré le ministre à la presse.

 

Ni M. Belaunde, ni son ministère dans un communiqué ultérieur n’ont précisé quelles étaient les frontières dans lesquelles Lima reconnaissait l’Etat palestinien.
Mais le ministre a rappelé que le Pérou « a soutenu depuis 1947 aux Nations unies que doivent coexister deux Etats, l’Etat d’Israël avec des frontières sûres et l’Etat palestinien ».

La décision péruvienne a été prise à moins d’un mois du IIIe sommet entre pays arabes et sud-américains prévu le 16 février à Lima, et auquel doit assister le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Après le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, le Chili et le Guayana, le Pérou est le sixième pays latino-américains à faire cette démarche depuis le 3 décembre. L’Uruguay a annoncé qu’il le fera en 2011.

Le Paraguay pourrait également le faire avant le début du sommet. « Il manque certains détails. Le climat est très favorable pour que l’on se joigne aux autres pays d’Amérique latine qui ont reconnu l’Etat palestinien », a dit à l’AFP une source officielle ayant requis l’anonymat.

Une centaine de pays reconnaissaient déjà l’Etat palestinien à travers le monde –en Amérique latine: Cuba, le Venezuela, le Nicaragua et le Costa Rica.

Le Brésil, l’Argentine, la Bolivie et l’Equateur ont reconnu la Palestine comme « Etat libre et indépendant à l’intérieur des frontières de 1967″, c’est-à-dire les lignes d’avant la guerre israélo-arabe des Six Jours et l’occupation de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

Le Chili n’a pas mentionné de tracé mais exprimé son soutien au processus de paix chapeauté par les Etats-Unis pour résoudre ce problème.

Le Pérou, dans le même registre, dit « joindre son appel à celui de la communauté internationale pour que le processus de paix entre Israël et Palestine reprenne immédiatement, sur la base du respect par toutes les parties des obligations contenues dans les accords précédents ».

La série de reconnaissances en Amérique latine –où la Palestine a déjà des représentations dans plusieurs pays depuis des années– s’inscrit dans le cadre d’une stratégie des dirigeants palestiniens pour renforcer leurs options face à l’échec en 2010 d’une relance des négociations de paix avec Israël sous l’égide des Etats-Unis.

Les Palestiniens, déterminés à proclamer leur Etat cette année, cherchent une reconnaissance collective la plus large possible sur les lignes de 1967 et envisagent de porter cette revendication devant l’ONU.

Les démarches des pays latino-américains ont suscité la désapprobation de Washington qui les juge « contre-productives ».
« Des déclarations ponctuelles et un peu trop explicites » sur les futures frontières israélo-palestiniennes peuvent « compliquer » le processus de paix, a déclaré récemment au Chili le secrétaire d’Etat adjoint américain Arturo Valenzuela.

Pour Israël, ces reconnaissances ne vont « pas encourager les Palestiniens à négocier ».

AFP

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