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Qu’ils soient pilotes d’avion, cadres administratifs ou commerciaux, gérants dans ses boutiques de luxe ou vendeurs, chauffeurs ou simples coursiers, les centaines de personnes employées dans les différentes entreprises du groupe Dalia que posséde la femme d’affaires Hind El Achchabi sont mobilisées au quotidien pour afficher leur solidarité avec leur patronne dont la détention prolongée suite à sa condamnation à deux années de prison pour un présumé adultère risque de conduire ses différentes sociétés qui travaillent actuellement au ralenti à la fermeture définitive.

Actuellement au stade de la cassation, le procès de la femme d’affaires qui fait suite à une plainte de son ancien mari Kowétien, ambassadeur à Vienne, lui a valu un verdict jugé très sèvére et qui a été marqué par de nombreuses irrégularités notamment la non validité de documents officiels figurant dans le dossier de l’accusation.

Tous les effectifs du groupe Dalia dirigé par Hind El Achchabi observent ainsi des sit-in pour déplorer l’absence de leur patronne qu’ils jugent injustement condamnée dans une affaire montée de toutes pièces,selon eux, pour nuire aux intérêts du groupe Dalia qu’elle a patiemment monté, pierre par pierre, pour constituer aujourd’hui une référence dans différents secteurs à commencer par celui de l’aviation privée dont elle est une pionnière sur le continent. Son personnel se déclare prêt jusqu’à aller manifester devant le tribunal qui l’a condamnée et aux portes de la prison ou elle se trouve actuellement en détention parmi des prisonniers de droit commun, une injustice et une insulte disent-ils, pour le statut d’une femme leader qui a tant donné à l’économie de son pays et qui a créé des emplois par centaines dont ils risquent d’être privés si sa libération n’intervient pas dans un avenir proche pour sauver ce qu’elle a créé comme entreprises faisant vivre des centaines de familles.

Quelle meilleure conclusion que ce témoignage livré, au bord des larmes, par un responsable adminstratif de l’une de ses entités, jadis florissantes, qui prévient ne pas pouvoir être en mesure d’accepter une fin dramatique et prématurée de sa carrière, en perdant son emploi et en voyant sa patronne purger cette peine incompréhensible qui a attérré un personnel déboussolé par l’absence de leur présidente qui connaissait les prénoms de leurs enfants un par un, preuve conclue -t-il de ses qualités humaines exceptionnelles auxquelles ils se sont habitués durant des années à son service.
Tout le personnel de ses entreprises ne veut pas perdre espoir de l’avoir parmi eux juste après  » Aid El Fitr ». Leur voeu sera-t-il exaucé ?

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