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Depuis plusieurs jours précédant l’arrivée du roi Salmane d’Arabie Saoudite dans sa résidence d’été à Tanger, ses employés avaient déclenché un mouvement de grève et organisé un sit-in devant l’entrée du palais au Cap Spartel pour recevoir leurs salaires impayés par une entreprise saoudienne en charge de la gestion et l’entretien de toutes les résidences du souverain. C’est devant une escouade de forces de l’ordre que les grévistes ont accueilli le maître des lieux qui, en retour, les a superbement ignorés à son arrivée ce lundi dans la capitale du détroit pour un séjour d’un mois avec sa famille et une suite de plusieurs centaines de personnes dont la présence ne passera pas inaperçue pendant toute cette durée.
Il est fort probable que les manifestants soient délogés du voisinage de la résidence alors que les autorités comme le ministère du travail refusent d’intervenir dans ce dossier sensible qui pourrait gâcher le séjour du roi Salmane. Pourtant c’est exactement ce que compte faire les employés privés de salaire, par différents moyens, pour récupérer leurs dû et leurs indemnités de licenciement. Peu de chance qu’ils y parviennent puisqu’une interdiction d’approcher des lieux de villégiature de l’illustre hôte qui est pourtant leur seul et unique recours, la société qui les employait par le passé « Saudi Oger » n’existe plus et qu’elle a été intégrée, sous une autre identité, parmi les prestataires internes du palais suite à sa liquidation pour des raisons financières.

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