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Les cours du pétrole remontaient lundi en fin d’échanges européens, soutenus par de nouvelles promesses de l’Arabie saoudite sur ses exportations et par des propos de responsables de l’Opep. Vers 16H10 GMT (18H10 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 55,63 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de un cent par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de novembre gagnait 19 cents à 49,48 dollars. Après le roi saoudien, qui s’est exprimé depuis Moscou vendredi, le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Sanusi Barkindo, a à son tour défendu l’idée d’une poursuite de l’accord de baisse de la production qui lie l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à d’autres producteurs, dont la Russie.

« L’Opep a l’habitude de faire de grandes déclarations et de ne pas forcément s’y tenir, donc les investisseurs n’ont pas tellement réagi », a noté David Madden, analyste chez CMC Markets. « Le marché s’inquiète de l’équilibre de l’offre et de la demande en 2018, et n’est pas persuadé que l’Opep et ses partenaires arriveront à poursuivre l’accord tout au long de l’année », a commenté Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. L’Opep se réunira fin novembre à Vienne. Par ailleurs, l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial et figure de proue de l’Opep, s’apprêterait à faire l’effort le plus marqué de son histoire en n’exportant que 7,15 millions de barils par jour, contre une demande 7,7 millions de barils par jour, a affirmé le ministère de l’Energie cité par l’agence Bloomberg.

Alors que la production de certains membres de l’Opep continue de grimper, le premier producteur du cartel a mis les bouchées doubles cet été pour convaincre les marchés de la pérennité de l’accord. Aux Etats-Unis, les analystes scrutaient par ailleurs le passage de la tempête Nate, qui a moins perturbé qu’attendu l’activité pétrolière. « Tant qu’une tempête n’atteint pas la catégorie 3, la plupart des installations pétrolières aux Etats-Unis peuvent supporter son passage », a commenté Bill O’Grady de Confluence Investment. « Des plateformes off-shore ont été évacuées mais cela ne veut pas dire que la production a été forcément arrêtée », a-t-il ajouté.

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