Le pilote d’un avion de chasse grec se pose illégalement en Turquie...

Le pilote d’un avion de chasse grec se pose illégalement en Turquie pour retirer de l’argent au distributeur

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C’est une aventure pour le moins extraordinaire qu’a vécue le Major Homère Sipostopoulos de l’armée de l’air grecque après s’être posé illégalement sur un terrain militaire désaffecté en Turquie pendant un vol d’entrainement, afin de retirer de l’argent à un distributeur de la ville voisine pour pouvoir dépasser son plafond de limitation de 60 euros imposé par les banques de son pays.

A l’occasion d’une opération de surveillance de la zone côtière grecque où de plus en plus d’avions turcs, profitant de la crise économique agitant le Grèce, viennent survoler plusieurs parcelles insulaires grecques de Méditerranée afin de faire la démonstration de leur supériorité aérienne, le Episminagos (Major) Homère Sipostopoulos, affecté à la surveillance, en Mer Égée d’une zone comprenant l’île de Samos, très proche du territoire turc puisqu’à peine à 3 kilomètres des côtes, s’est discrètement éclipsé à basse altitude avec son chasseur F-16 pour atterrir sur la base militaire désaffectée de Söke disposant d’une ancienne piste sur laquelle poser son appareil. Le pilote connaissait l’endroit pour y avoir déjà mené des attaques au sol simulées et il savait pertinemment qu’il pouvait s’y poser. A peine au sol, il a guidé son F-16 vers l’abri ombragé d’un ancien hangar à moitié en ruines puis, la combinaison de vol couverte par un blouson de cuir afin de cacher les écussons grecs, s’est rendu à pied dans les faubourgs de la petite ville de Söke. Il a alors retiré 2.000 livres turques à un YapiKredi, puis encore 2.000 livres turques à un Garanti Paramatik avant de finir avec une dernière fois 2.000 livres turques à un Türkiye Bankasi avec ses cartes de crédit. Puis, il a déniché un bureau de change qui lui a remis l’équivalent en euros, soit près de 2.000 de la monnaie européenne.

Une fois sa bonne affaire faite, le pilote est remonté dans son avion puis a décollé tout aussi discrètement qu’il était arrivé, avant que quiconque ne s’inquiète d’avoir vu un avion sur une base qui n’en accueille plus depuis 15 ans, et est rentré en Grèce. Cette aventure aurait pu rester secrète si d’autres pilotes du 330th Fighter Interception Squadron ‘Thunder’ du 111th Combat Wing, de la base de Nea Anchialos, n’avaient pas voulu profiter également de l’aubaine et fini par vider les distributeurs de l’autre côté de la Mer Égée avant de se faire prendre par la police turque alors qu’ils buvaient un verre d’Ouzo à la terrasse d’un bar de Söke avant de repartir. Le gouvernement turque a élevé une protestation officielle.

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