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Pour tous ceux qui connaissent Benkirane, l’homme n’a pas dit son dernier mot après sa mise à l’écart de son poste de chef du gouvernement qui le privera d’un second mandat pour lequel il s’est beaucoup investi. En tant que secrétaire général de son parti, le PJD, il continuera à peser de tout son poids sur les futures négociations de son successeur et sur le choix de ce dernier par les instances de sa formation.
Selon toute vraisemblance, ce successeur ne peut être que l’un de ses proches parmi les ministres sortants. Tous les regards se portent déjà sur Mustapha Ramid, en charge du portefeuille de la justice et des libertés que les observateurs ont vu se rapprocher ces derniers temps avec le palais. Seul handicap pour cet avocat, son manque d’expérience politique et sa tendance à ruer dans les brancards à la moindre occasion, chose qui pourrait le gêner et même compromettre ses négociations avec les leaders des partis appelés à former la future majorité.
La question qui reste posée d’ailleurs si le successeur de Benkirane devra mettre les compteurs des négociations à zéro ou bien prendre le risque de poursuivre sur la lancée et la voie de Benkirane, jusqu’à trouver un compromis dans une course contre la montre.

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