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On ne change pas un chef qui gagne pour paraphraser un adage qui semble bien convenir à Abdelilah Benkirane, leader du parti islamiste du PJD qui dirige la coalition aux affaires dont ce dernier est le chef jusqu’aux prochaines législatives du moins d’octobre prochain et qui pourrait se voir offrir un nouveau chèque en blanc en cas de victoire, pour un nouveau mandat.
Dans une démarche très consensuelle et sans la présence d’adversaire déclarés, ce parti a décidé de ne tenir son congrès extraordinaire pour y élire un nouveau chef qu’après le scrutin du 7 octobre prochain, histoire de se préparer à le garder à la tête du nouveau gouvernement en 2017, preuve de la confiance placée en lui et d’une fidélité à toute épreuve.
Avec son expérience de cinq années de la gestion des affaires de l’état et ses capacités exceptionnelles à maintenir une majorité soudée autour de lui, Benkirane peut se targuer de n’avoir aucun concurrent dans sa formation capable de lui faire de l’ombre et prétendre lui succéder à la tête du gouvernement si les urnes le dictent, mais pour prendre celle du parti, les candidats à la relève ne manquent pas avec un trio bien identifié sur la ligne de départ avec les Aziz Rebbah, Mustapha Ramid et Salaheddine El Othmani qui ne cachent pas leurs ambitions. Autant dire que Abdelilah Benkirane n’a plus qu’une seule idée en ce mment: garder à tout prix les élections pour continuer à avoir la confiance du roi et rester à la primature cinq années de plus.

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