PARTAGER
L’attribution des postes ministériels au sein de la formation islamiste laissera des cicatrices qui pèseront sur l’avenir de la cohésion interne après le départ de son chef actuel, Abdelilah Benkirane.
Plusieurs personnalités influentes contactées par son successeur El Othmani à la tête du gouvernement pour rejoindre son équipe, ont décliné poliment les propositions pour rester fidèles au numéro 1 Benkirane dont ils estiment que les positions de principe ont été trahies comme celle d’intégrer le parti de l’USFP au sein du gouvernement malgré l’opposition initiale de ce dernier.
Cette violation des décisions du parti, risque, selon eux, d’avoir des répercussions sur le programme du gouvernement qui pourrait également enregistrer des concessions pour ne pas dire des compromissions et isoler le parti sur la scène politique après l’intransigeance de Benkirane sur certaines questions essentielles et en rapport avec l’idéologie prônée par le parti islamiste. Le groupe parlementaire islamiste pourrait alors être amené à ne pas apporter son soutien au gouvernement El Othmani et créer ainsi de profondes divisions au moment où Benkirane s’apprête à quitter la direction d’une formation qui, de plus, a perdu sa position de force au sein du nouveau gouvernement, comme il l’avait été lors du premier mandat sous Benkirane.
Le futur congrès de la formation et l’affrontement inéluctable en deux clans sera un véritable test pour un PJD plus divisé que jamais.

Commentaires