LE PJD SOUFFLE LA 1ère BOUGIE DE SA VICTOIRE.

LE PJD SOUFFLE LA 1ère BOUGIE DE SA VICTOIRE.

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Voilà donc que cette cohabitation contre-nature s’est formée près d’un mois et demi plus tard et continue, presque un an après à essayer de trouver ses repères et surtout les moyens de résister aux nombreux risques d’éclatement du fait de sa fragilité.

Il y a un an, le PJD gagnait donc les élections législatives pour la première fois de son histoire dans la foulée du printemps arabe qui a permis à d’autres partis de la région partageant la même idéologie, d’accéder aux affaires, après des années d’attente et de répression pour certains d’entre eux. Il faut reconnaitre aux responsables du PJD d’avoir bien préparé ces échéances électorales grâce à leur stratégie de proximité et d’avoir attendu le moment propice pour abattre leurs cartes gagnantes. Il faut dire que beaucoup d’analystes et d’observateurs les donnaient favoris pour remporter les législatives et se placer en tête des formations politiques nationales. Les islamistes n’ont pas démenti ces pronostics pour se permettre le luxe de rétrograder les partis dits « historiques » habitués aux premières places, lors ‘une consultation considérée comme la plus transparente et la plus démocratique de l’histoire du pays. Depuis, le PJD a-t-il capitalisé son coup d’éclat ? Si des sondages d’opinion étaient menées aujourd’hui, ils montreraient à coup sûr la perte de vitesse de ce parti parmi ses bases qui lui reprochent de manifestation en manifestation de s’être fourvoyé et d’avoir renié ses principes.Au cours de ces mêmes manifestations, les slogans anti-PJD sont répétés inlassablement alors que des portraits de son chef sont brûlés sur les places publiques.

Bien qu’il n’ait pas changé de mots d’ordre ni les grands axes de son programme politique et bien qu’il reste le meilleur exemple de démocratie interne au niveau partisan sur la scène politique nationale, le parti a dû remettre de l’ordre dans ses rangs et se résigner les voix discordantes, trop critiques à l’égard de certaines positions ou déclarations et surtout à cause des concessions faites aux autres formations membres de la majorité gouvernementale. Reste le style populiste et décomplexé des dirigeants islamistes qui a le plus marqué l’opinion publique laquelle retiendra également les discours enflammés et colorés de son leader Abdelilah Benkirane qui ne le montrent pas sous son meilleur jour.

Perte de crédibilité auprès des bases, usure du pouvoir, absence de stratégie sur le long terme, non renouvellement des élites du parti sont autant d’éléments à mettre au passif de cette formation qui comme toute autre dans le même cas, a découvert que la dure réalité du pouvoir peut inhiber bien des ambitions.

Jalil Nouri pour Actu-maroc.com ________________________

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