Le Plan d’action 2008-2012, un pas essentiel pour pallier la pénurie d’infirmiers...

Le Plan d’action 2008-2012, un pas essentiel pour pallier la pénurie d’infirmiers dans le secteur public

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Selon des donnés du ministère de la Santé, recueillies par la MAP, à l’occasion de la célébration, le 12 mai, de la journée internationale des infirmiers, l’arrêt de la formation pendant une période de la phase de mise en oeuvre du programme d’ajustement structurel, sa reprise ultérieure avec des effectifs réduits et les départs à la retraite, étaient parmi les facteurs qui ont amené le département de tutelle à mettre en adéquation l’offre et la demande.

Malgré cette prudence, chaque année, plusieurs centaines d’infirmiers et de sages femmes diplômées restent souvent en attente jusqu’à deux années pour pouvoir bénéficier d’un emploi dans le secteur public, selon le Plan d’action du ministère de la Santé, souligne la même source.

D’après les chiffres fournis par le ministère, quelque 27.786 infirmiers exercent dans toutes les catégories, 9.611 dans le Réseau de Soins de Santé de Base (RSSB), et 15.387 dans le Réseau hospitalier (RHOSP), entre autres.

En ce qui concerne les structures de formation des paramédicaux, en plus des instituts du ministère de la Santé qui sont au nombre de 21 Instituts de formation aux carrières de santé (IFCS) et un Institut de Formation des Techniciens Ambulanciers (IFTA), des écoles privées se sont développées à partir de 1998 dans la plupart des grandes villes du pays.

Il s’agit actuellement de plus d’une centaine d’établissements, qui prodiguent un enseignement pour la formation de profils d’infirmiers, d’auxiliaires, de sages femmes, d’orthoptistes, de kinésithérapeutes, d’orthophonistes, d’opticiens lunetiers et de préparateurs en pharmacie, selon la même source qui souligne que ces infirmiers et techniciens formés par ces écoles sont généralement recrutés dans le secteur privé.

Pour pallier le manque en personnel paramédical, le Plan d’action du ministère a également mis en œuvre plusieurs actions, notamment, l’augmentation des effectifs formés (le nombre d’élèves admis aux Instituts de formation des cadres de la Santé-IFCS passera de 1.981 en 2008 à 3.160 en 2012) et l’implantation des sections de formation de sages femmes, techniciens de laboratoire, psychiatrie, radiologie et de kinésithérapie dans plusieurs Instituts.

La section sage femme est implantée dans neuf IFCS en 2007 et dans 12 IFCS en 2008 et elle sera implantée dans 18 IFCS en 2012, la section des techniciens de laboratoire est implantée dans 2 IFCS en 2008, elle sera implantée dans 5 IFCS en 2012, la section de la psychiatrie est implantée dans 2 IFCS en 2008 (Rabat et Casablanca) et elle sera implantée dans 5 IFCS en 2012 (Rabat, Casablanca, Agadir, Fès et Marrakech), selon le même document.

La section de radiologie, implantée dans 4 IFCS en 2007, sera implantée dans 6 IFCS en 2012 et la section kinésithérapie, implantée dans 4 IFCS en 2008, sera implantée dans 7 IFCS en 2012, selon le ministère.

Le ministère de la Santé œuvre, en outre, à renforcer le corps enseignant des IFCS en augmentant les effectifs formés dans la section de l’enseignement paramédical et à optimiser la planification des effectifs à former en prenant en compte les ressources disponibles pour la formation dans les instituts publics et en coordination avec le secteur privé.

En ce qui concerne les objectifs de recrutement des profils paramédicaux en 2012, le ministère vise à recruter annuellement 1500 infirmiers polyvalents, 500 sages femmes, 300 infirmiers en anesthésie-réanimation et 240 techniciens de radiologie.

Ces efforts ont été rendus possibles grâce à la volonté du ministère de la santé de doter le Maroc de nouvelles infrastructures hospitalières et de ressources humaines suffisantes et hautement qualifiées.

 

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