Le plasticien marocain Mehdi Qotbi fait Chevalier des Palmes académiques en France

Le plasticien marocain Mehdi Qotbi fait Chevalier des Palmes académiques en France

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Les insignes de cette décoration lui ont été remis par le ministre français de l’Education nationale, M. Luc Chatel, lors d’une cérémonie à Paris, en présence notamment de Mme Aziza Bennani, ambassadeur déléguée permanente du Royaume auprès de l’UNESCO et de M. Abderrazak Jaïdi, ambassadeur chargé du Consulat général du Maroc à Paris, ainsi que d’autres personnalités marocaines et françaises du monde de la culture et de l’art.

M. Chatel a souligné que Mehdi Qotbi mérite cette distinction, de par la richesse de son parcours, en tant qu’artiste, connu pour sa maîtrise de l’association de l’art poétique et l’art graphique et pictural, et professeur, qui a su marier sa recherche esthétique et son expérience pédagogique pour faire vivre l’art à ses élèves, mais aussi en tant qu' »homme passionné, assoiffé d’amitié et amoureux de l’échange ».

« De même qu’il a fait le lien entre deux modes d’expression, entre deux arts, Mehdi Qotbi vit également dans le mouvement et l’intervalle fructueux entre deux cultures (marocaine et française) », a-t-il souligné.

Il a rappelé que dès 1968, l’artiste marocain a commencé à exposer son travail, en France et dans le monde, une oeuvre qui se nourrit, selon le ministre, d' »un foisonnement de signes ».

« Marquée par la calligraphie arabe et la peinture orientale, souvenir vivant de l’école coranique, son oeuvre est un tissage constant entre écriture, peinture et musique », a-t-il dit.

M. Chatel a notamment mis l’accent sur l’attachement de l’artiste à son pays natal, le Maroc, et sa contribution à faire rayonner les multiples richesses de ce pays « qui a pris le chemin de la modernisation et de la solidarité tout en gardant », dit-il en reprenant les propos de Mehdi Qotbi, cette « exception marocaine »: celle de la tolérance, de l’acceptation des autres, de l’accueil et de la culture.
Le ministre français a ainsi salué les différentes initiatives de Mehdi Qotbi destinées à « donner toute son ampleur à l’exception marocaine et cultiver son esprit de dialogue et le lien avec la France », à travers la création de plusieurs associations, notamment le Cercle d’Amitié franco-marocain, où il s’investit depuis 1991 pour un rapprochement entre les deux rives, ainsi que le Trait d’Union Maroc-Europe, qui met en exergue le parcours des Français issus de l’immigration.

De son côté, M. Qotbi s’est dit honoré d’être décoré en France des Palmes académiques, qui trouvent en lui « une résonnance particulière » d’autant plus que « la France et le Maroc, avec leur histoire commune, ont su développer et conserver des relations d’amitié et de confiance réciproques ».

« Je suis heureux qu’à travers mes diverses activités, je puisse continuer à oeuvrer, avec mes amis du Cercle d’Amitié Franco-Marocain, à une meilleure compréhension entre nos pays et à poursuivre ce lien d’attachement et d’estime », a-t-il affirmé.

« Cette conscience du dialogue inéluctable, ancrée en moi très tôt, est l’essence même de ma démarche, tant dans mon travail pédagogique, que dans l’expression de mon travail pictural, ou bien encore dans cette recherche d’ouverture, lorsque d’un bord de la Méditerranée à l’autre, ces rencontres culturelles sont autant une émulation qu’un équilibre », a-t-il expliqué.

Il se dit convaincu que « c’est bien le fait d’appartenir à deux cultures » qui lui permet d' »affirmer combien tous ces échanges sont source de richesse et de tolérance ».

Cette nouvelle distinction vient enrichir le palmarès de Mehdi Qotbi qui a déjà reçu le mois dernier le prix Adolphe Boschot de la prestigieuse Académie française des Beaux-Arts pour son ouvrage d’art « Ecrits et Esprits », qui vient de paraître en France aux Editions du Chêne.

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