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Alors que le nom du nouveau numéro 1 des séparatistes du Polisario devrait être connu dans les prochains jours, devenu un secret de polichinelle puisque sauf coup de théâtre, il s’agirait du candidat de l’Algérie, le dénommé Brahim El Ghali, cette période de vacance du pouvoir a incité la direction collégiale actuelle à lancer des ballons d’essai. Ainsi, sans annoncer un changement en profondeur des positions défendues par les séparatistes qui sont du ressort exclusif du pouvoir algérien, des voix prépondérantes ont profité du vide actuel pour demander au Maroc, de retourner à la table des négociations avec des interlocuteurs de haut niveau. Autrement dit et si Rabat accepte le principe de la reprise des pourparlers, il faudra qu’il admette de revoir la composition de la délégation marocaine pour l’élever au rang des conseillers royaux.

Le Maroc ne risque pas d’y répondre favorablement car n’ayant pas pour habitude de se voir dicter la qualité de ses négociateurs. De plus, le royaume a maintes fois répété avant la suspension des négociations sous l’égide de l’ONU, qu’il était inutile de les poursuivre si le Polisario ne mettait pas sur la table, des propositions nouvelles capables de cadrer avec son projet de plan d’autonomie pour les provinces sahariennes.

Après le changement opéré à sa tête, le message risque-t-il d’être mieux perçu à la lumière d’un infléchissement de la position algérienne ? Les prochains jours le diront.

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