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La diplomatie algérienne affûte ses armes et mobilise ses soutiens pour mener une guerre psychologique et diplomatique au Maroc dont le point d’orgue sera l’ouverture du sommet qui réunira les chefs d’états africains et leurs homologues européens lors du sommet UA-UE qui doit se tenir à Abidjan en Côte d’Ivoire à la fin novembre. Pour cette dernière, pays organisateur et le seul à pouvoir inviter les parties participantes, il n’est pas question que le Polisario y assiste.
Fidèle à sa position sur le conflit du Sahara et très proche du Maroc, considère que le Polisario n’a pas la légitimité internationale d’un état reconnu par l’ONU et qu’il n’a pas sa place dans un tel sommet, bien que la pseudo « Rasd » soit reconnue par l’Union Africaine. Aux abois mais efficace dans ses coups fourrés, la diplomatie algérienne enrage de voir le Polisario siéger aux côtés des chefs d’états invités et s’échine à faire réagir ses appuis, quitte à prendre le risque de faire capoter ce sommet, le premier du genre à se tenir en Afrique.
Elle a trouvé un soutien de taille , en la personne du tchadien Mahamat, président de la commission de l’Union Africaine qui s’est rangé sur les positions d’Alger, sans réfléchir aux conséquences de son acte, pour inviter les séparatistes du Polisario à assister à cette conférence compromise par avance en raison de l’épreuve de force engagée par l’Algérie. Le Maroc attend les développements futurs dans la sérénité. Le compte à rebours a débuté.
Par Jalil Nouri

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