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Le polisario ne dispose pas de l’autonomie de décision et de négociation au nom des Sahraouis

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Dans un article intitulé « Le mensonge de la représentativité des Sahraouis par le polisario », Mohamed Jouahri souligne qu’en réalité, le front du polisario ne représente même pas les habitants de Tindouf, surtout après l’écho favorable qu’a rencontré l’initiative marocaine d’autonomie parmi les séquestrés des camps, en dépit du blocus et du blackout qui leur sont imposés.

Ceci est d’autant plus vrai que cette proposition a été à l’origine de manifestations de soutien à cette initiative au coeur-même des camps de Tindouf, explique l’auteur, qui fait observer que le drapeau marocain a même été hissé, il y quelques jours, sur le toit d’une maison à Tindouf, avant qu’elle ne soit démolie par les milices du polisario.

La publication regrette que les bonnes intentions exprimées par le Maroc n’aient pas trouvé écho en Algérie, principale partie au conflit, au moment où le polisario s’en tient à son rôle de figurant, savamment taillé par les dirigeants algériens pour qu’ils puissent continuer à tirer profit de l’enlisement du conflit.

« Un mouvement qui rate son rendez-vous avec l’histoire, se condamne naturellement à la faillite historique », un constat qui s’applique par excellence aux dirigeants du polisario pour avoir raté, à plusieurs reprises, l’occasion de parvenir à un règlement de ce conflit artificiel qui, somme toute, n’avait pas lieu d’exister si ce n’étaient les erreurs qui en ont dévié la nature, en le transformant d’une affaire de décolonisation en une aventure de sécession, a-t-il ajouté.

L’auteur de l’article a rappelé que le polisario doit son existence à des parties extérieures, qui se sont montrées hostiles au Maroc dans un contexte international et régional dicté par la guerre froide au début des années 70 du siècle dernier.

Lorsque le Maroc a ouvert une nouvelle page au début de ce siècle à travers l’expérience pionnière de l’Instance équité et réconciliation (IER), les dirigeants du polisario ont, encore fois, raté un rendez-vous avec l’histoire, en refusant de regagner la mère-patrie, dans le cadre d’une solution politique qui garantisse aux provinces du sud leurs spécificités sous souveraineté marocaine, écrit-il.

La myopie politique de la direction du polisario a fait que celle-ci s’est obstinée dans son refus d’adhérer à la proposition d’autonomie, comme base d’une solution politique pour clore définitivement le conflit artificiel autour du Sahara et sauver la face des tenants de la thèse séparatiste, ajoute l’hebdomadaire.

Il a noté que le polisario porte en lui plusieurs facteurs d’handicap sui generis dans la meure où il n’est ni indépendant dans ses prises de décision, ni maître de son sort, et encore moins, représentant des Sahraouis qu’il prétend parler en leur nom.

Revenant sur la genèse du conflit, l’auteur de l’article rappelle que lorsque le Maroc a récupéré ses provinces du sud, les séparatistes, emballés par une propagande anti-marocaine, se sont livrés à des opérations militaires-éclairs au cours desquelles ils ont embarqué des milliers de Sahraouis vers Tindouf dans le sud-est algérien où ils les ont placés manu militari dans des camps aux côtés d’un fouillis de Mauritaniens, de Maliens et de Nigérians.

Après avoir énuméré les signes de décadence qui ronge le polisario avec la poursuite des ralliements à la mère-patrie et la montée des revendications du mouvement « Khat Achahid », qui conteste la légalité de la direction actuelle du polisario, l’hebdomadaire souligne qu’il est temps de mobiliser la diplomatie marocaine sur les fronts officiel, partisan, parlementaire et populaire, pour mettre à nu l’imposture de la représentativité des Sahraouis par le polisario, en s’appuyant sur la réalité du terrain aussi bien dans les provinces du sud que dans les camps de Tindouf, en vue d’ouvrir de nouvelles perspectives devant le règlement politique de la question du Sahara sur la base de la proposition d’autonomie.

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