Le polisario s’adonne au trafic d’armes dans la région du grand Sahara

Le polisario s’adonne au trafic d’armes dans la région du grand Sahara

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M. Ould Ali Salem, connu dans les camps de Tindouf sous le pseudonyme « Ahmed Felipe » et qui a occupé plusieurs fonctions sécuritaires au sein du polisario, a souligné que l’organisation Al Qaida n’a jamais exécuté d’opérations contre le polisario, allusion faite à la connivence entre les deux parties qui ont des intérêts mutuels.

« Nous n’avons jamais entendu parler d’un quelconque incident entre le polisario et Al Qaida, alors qu’ils opèrent tous les deux à partir de la région du grand sahara », a-t-il noté, s’interrogeant comment l’organisation terroriste peut-elle commettre des enlèvements d’Européens à partir de son repaire vers la Mauritanie.

M. Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem a rejoint le front polisario en 1975. Il a été affecté à la base « Al Janine Bourzek » en Algérie où il a suivi ses premiers entrainements. Il a ensuite regagné Tindouf où il a été chargé de l’intendance avant d’être nommé à la soi-disant  » direction de la sureté « , puis directeur de la sécurité publique du soi-disant « croissant rouge sahraoui ». M. Fadel Ould Ali Salem a ensuite été nommé « chef de sureté de la 3ème zone militaire » relevant des renseignements civils dans les camps.

M. Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem a appelé aussi la communauté internationale et les associations de défense des droits humains à ouvrir une enquête sur les crimes commis par le polisario dans les camps de Tindouf, sur le sol algérien.
« Ces camps ont été, depuis longtemps, et sont encore le théâtre de drames et de calvaires subis par les séquestrés. Les enlèvements n’ont jamais cessé depuis les premiers jours », a affirmé M. Ould Ali Salem, connu dans les camps sous le pseudonyme d' »Ahmed Felipe ».

Dans une interview diffusée jeudi dans le journal du soir de la chaîne « Al Oula », il a fait état « de kidnappings et de meurtres perpétrés de manière invraisemblable » durant la fin des années 1970, des  » atrocités  » commises, selon lui, « sans procès et sans considération aucune du côté humain ».

Parmi les victimes de ces exactions, il a cité Salem Barka et des ressortissants espagnols qui se trouvaient dans les camps, aux côtés de feu Dah Ould Al-Bakkar qui avait quitté à cette époque la France pour rejoindre les camps.

Et de relater qu’au début des années 1980, il y avait un grand nombre d’enlèvements et d’actes de torture ayant visé aussi bien les femmes, les enfants que les hommes, assurant qu’il a été témoin de ces pratiques.

« Je venais de rentrer d’Ain Atturk où j’étudiais quand j’ai trouvé les séquestrés sur le qui-vive, sans oublier les problèmes inconcevables auxquels ils étaient confrontés », a-t-il dit.

L’ancien dirigeant du polisario a rappelé aussi « la vérité affligeante » et « le souvenir immuable  » de l’assassinat d’un septuagénaire, avant la liquidation corporelle de sa fille âgée à peine de 9 ans.

D’autre part, M. Ould Ali Salem a souligné que le large soutien à l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud a « sérieusement déstabilisé les rangs du polisario », affirmant que la majeure partie des populations des camps appuie le projet marocain qui jouit d’une confiance totale et se distingue par son sérieux.

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