Le Portugal dans l’attente de la démission du gouvernement

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Le débat sur le nouveau « programme de stabilité et croissance » (PEC), qui vise à « garantir » la réduction des déficits publics et éviter un recours à l’aide extérieure, s’est ouvert peu après 15H00 (locales et GMT), un vote étant prévu à partir de 18H00

 

Le texte en lui-même, dont la version finale doit être remise fin avril à Bruxelles, n’a pas à être approuvé par le Parlement. Il fera toutefois l’objet de cinq « résolutions » présentées par tous les partis d’opposition, de gauche comme de droite, unanimes pour dénoncer ce quatrième plan d’austérité en moins d’un an, déjà présenté et salué à Bruxelles

Menant le débat au nom du gouvernement, le ministre des Finances Fernando Teixeira dos Santos a défendu la nécessité « urgente » et « impérieuse » des nouvelles mesures afin d' »ôter tous les doutes et incertitudes » sur la capacité du pays à ramener son déficit public à 2% du PIB à l’horizon 2013 comme il s’y est engagé

Faute de quoi, a-t-il prévenu, « nous compromettrons notre avenir, la capacité de financement » du pays sans lequel, a-t-il dit, « il n’y aura pas de croissance, pas d’emploi ».
« Rejeter le PEC n’empêchera pas les sacrifices mais entraînera des sacrifices plus grands encore pour les Portugais », a-t-il affirmé

Face au rejet annoncé de son plan, M. Socrates a dit qu’il démissionnerait, non sans promettre d’être candidat aux élections anticipées qui pourraient être fixées fin mai ou début juin.
Le chef du gouvernement, qui a quitté le Parlement sans un mot peu après l’ouverture du débat, pourrait remettre sa démission dès mercredi au président de centre-droit Anibal Cavaco Silva qu’il doit rencontrer à 19H00

Il pourrait aussi attendre la fin vendredi du sommet européen qui doit parachever la réponse de l’UE à la crise de la dette dont le Portugal pourrait être, après la Grèce et l’Irlande, la prochaine victime.
Selon les analystes, les marchés ont déjà « largement anticipé » la chute du gouvernement et le recours à un plan de sauvetage de l’UE et du FMI, afin d’empêcher un défaut de l’Etat portugais qui doit rembourser quelque 9 milliards d’euros d’échéances de dette d’ici au 15 juin

Les agences de notation Fitch et Moody’s ont toutefois insisté sur le fait que des élections anticipées n’aggraveraient pas la « perception du risque » d’insolvabilité du Portugal, à condition que le futur gouvernement respecte les engagements pris en matière de rééquilibrage des comptes publics et de réformes

Ces derniers jours, Pedro Passos Coelho, chef du Parti social-démocrate (PSD, centre droit) et futur Premier ministre pressenti, a multiplié les gages à cet égard. Se disant prêt à « collaborer avec le FMI et l’UE » dans le cadre d’un programme d’aide, il s’est « solennellement » engagé à réduire les déficits comme prévu et à accélérer les réformes structurelles qu’il réclame depuis des mois

Pour y parvenir, il s’est dit favorable à la mise en place d’un « gouvernement de majorité élargie », seul à même, selon lui, d’imposer aux Portugais de nouveaux « sacrifices » alors que la récession, prévue cette année, devrait aggraver le chômage, qu’un tiers de la population active est réduite aux contrats précaires et que les coupes dans les aides sociales ont déjà jeté des dizaines de milliers de personnes dans la misère.

Les syndicats et la gauche non socialiste ont déjà averti qu’ils continueraient à combattre la politique d’austérité, alors que manifestations et arrêts de travail se multiplient en particulier dans les transports, mais aussi l’éducation, la poste, et même la police.

AFP_______________________

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