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En mauvaise posture actuellement après le limogeage du gouvernement de deux de ses ministres, dont son secrétaire général, Nabil Benabdellah, le Parti du Progrès et du Socialisme qui vit une véritable descente aux enfers, tente de continuer à jouer les premiers rôles.

Aux dernières nouvelles, la liste des ministres proposés par le parti pour remplacer ceux qui ont fait les frais de la colère royale, n’a pas été acceptée par le palais. Et pour cause, les noms proposés sont tous des proches du secrétaire général, Nabil Benabdellah, loin de remplir les critères pour la fonction de départements stratégiques comme la santé et l’habitat. Dès lors, ce dernier n’a pas trouvé d’autre argument pour imposer son choix que de faire planer la menace d’un retrait du gouvernement.

A la veille d’un nouveau bras de fer, il est allé chercher le soutien du PJD qui dirige le gouvernement, en assistant, fait étrange, à sa réunion hebdomadaire, afin de s’assurer qu’il ne sera pas sacrifié avec ses protégés sur l’autel de la continuité du mandat gouvernemental.

Au sein du parti islamiste, plusieurs cadres font remarquer que le PPS a d’autres noms aux compétences reconnues qui mériteraient de représenter dignement leur formation au gouvernement mais dont le seul tort est d’être en conflit avec Benabdellah. Ce dernier qui joue ses dernières cartes politiques n’a plus d’autres choix que de se soumettre ou se démettre pour éviter au pays un nouveau blocage qui dure déjà depuis trois mois, après une précédente impasse chèrement payé. De toute manière, le PPS n’en a pas les moyens à présent.

 

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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