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N’ayant pas supporté de voir le gouvernement se passer des services de deux ténors du parti, le PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme ne cherche même plus des alternatives à ce limogeage en règle du secrétaire général, Nabil Benabdellah et de l’ancien ministre de la santé, Houssein El Ouardi, considéré comme le meilleur de tous les responsables de ce département, car ce qui importe pour le moment, c’est l’avenir de cette formation ballotée idéologiquement ces dernières années et en net recul électoral.

De plus, le départ annoncé de l’actuel numéro 1, Nabil Benabdellah est venue compliquer les calculs de ses adversaires candidats à sa succession, pris au dépourvu qui ne s’attendaient pas à un tel épilogue. Toute la direction du parti sera définitivement fixée ce week-end avec une réunion du comité central qui devra se prononcer sur la décision de rester ou de quitter le gouvernement et par ricochet la majorité.

Sur cette question épineuse, le parti se trouve divisé et traversé par deux courants opposés, dont l’un , composé des anciens communistes purs et durs, demandent un congrès afin de faire revenir la formation à son ADN originelle et effacer le bilan légué par Benabdellah.

En attendant que cette nouvelle plate-forme soit rédigée et soumise à un congrès extraordinaire, c’est l’ancien ministre et avocat, Khalid Naciri, qui aura pour tâche difficile, une fois le départ de Benabdellah acté avec amertume dans les prochains jours, d’assurer cette transition annonciatrice de révisions déchirantes .

Par Jalil Nouri

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