LE PREMIER MAI SOUS LE SIGNE DE NOUVELLES MENACES SYNDICALES

LE PREMIER MAI SOUS LE SIGNE DE NOUVELLES MENACES SYNDICALES

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Alors que les centrales syndicales comptaient annoncer une hausse
substantielle des salaires à l’occasion de la fête du travail, elles
ont été déçues de se voir répondre une fin de non recevoir de la part
d’un gouvernement parcimonieux. En l’absence de ce cadeau, du blocage
du dialogue social et celui des concertations sur l’avenir des caisses
de retraite, les syndicats, à l’exception de celui de l’UNMT, proche
du parti islamiste du PJD, ont décidé de concert d’élever le ton au
cours des défilés prévues le 1er mai et de lancer des slogans
ouvertement hostiles au premier ministre et à son gouvernement.

Il est admis que ce genre de messages très durs font mal à l’image du chef
du gouvernement connu pour intervenir à la veille de ces marches auprès
des leaders syndicaux par le biais du ministère de l’intérieur pour
lui épargner de telles manifestations d’hostilité et de mécontentement
social, lui qui aime parader quelques dizaines de mètres au sein des
travailleurs et s’offrir un bain de foule quand la température
ambiante le permet, ce qui ne risque pas d’être le cas cette
année.

Dans la foulée, les principales centrales syndicales n’écartent
pas de tenir prochainement des concertations pour décider du principe
d’une nouvelle grève générale, la deuxième sous le gouvernement
Benkirane en l’espace de quelques mois.

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