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Rien ne va plus entre Paris et Alger et il n’est pas exclu que les deux pays s’installent dans une nouvelle crise après la dernière visite ratée du premier ministre français Manuel Valls le week-end dernier en Algérie au cours de laquelle il a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika, encore plus malade qu’on ne le pense et guère présentable ni prêt pour un tel entretien.
Le prenant en photo, les yeux exorbités et le regard absent, la mine décomposée et la bouche ouverte en raison d’un rictus, le chef du gouvernement a cru bon poster le cliché peu avantageux sur son compte « twitter », créant une vague de protestation sans précédent et la colère de la classe politique algérienne qui y a vu un geste de mauvaise foi et une manière de se venger du gouvernement algérien qui a gâcher sa visite en refusant notamment à deux journaux français des visas.
Si la démarche du premier ministre français Manuel Valls est peu diplomatique, l’Algérie compte bien faire payer chèrement ce geste inamical à la France et la punir du soutien qu’elle apporte au Maroc et des relations exemplaires qu’elle entretient avec lui. Alors que cette visite prévue depuis longtemps était censée réchauffer les relations avec Alger; elle les plonge au contraire dans une phase de brouille de long terme avec une page très difficile à tourner désormais sous l’ère Bouteflika.
Par Jalil Nouri

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