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Toute la presse algérienne se fait l’écho avec de diverses analyses sur le départ précipité et inattendu du président Bouteflika pour la Suisse en vue d’y subir des contrôles médicaux alors que c’est vers la France qu’il a habitude de se diriger où il est suivi dans un hôpital de la ville de Grenoble.

Bouteflika qui est toujours gravement malade depuis son accident cérébral aurait ainsi voulu passer un message à la France avec laquelle les relations se sont lourdement détériorées depuis la dernière visite du premier ministre français Manuel Valls dont l’histoire retiendra qu’elle a été marquée par deux couacs: l’annulation du projet de construction d’une usine automobile à Oran et la photo peu avantageuse de Bouteflika que le chef du gouvernement français a malicieusement diffusé sur son compte twitter, une photo prise lors de l’audience accordée par le numéro 1 algérien sur laquelle il apparait les yeux absents et le visage figé, loin de celle d’un chef d’état ayant toutes ses facultés et guère apte à exercer toutes ses responsabilités.

Le cliché, largement repris dans les médias, a fini par placer les relations entre les deux pays dans une nouvelle tempête qui aura bien du mal à être réglée. En allant en Suisse au lieu de la France, Bouteflika, ou du moins son entourage qui décide à sa place, l’ont montré clairement.

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