Le président irakien Talabani hospitalisé après une attaque cérébrale

Le président irakien Talabani hospitalisé après une attaque cérébrale

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Elu premier président kurde d’Irak en 2005 après le renversement du président Saddam Hussein, M. Talabani, 79 ans, se trouve dans l’unité des soins intensifs à la Cité médicale de Bagdad, a déclaré son chef de cabinet Nasser al-Ani à la télévision officielle al-Iraqiya.

« Son état est stable et susceptible de s’améliorer. Mais il va devoir rester pendant une longue période aux soins intensifs pour que l’on soit rassuré sur son état », a-t-il ajouté.

Sur une possibilité de voyage à l’étranger pour se faire soigner, il a précisé que cette décision revenait aux médecins traitants.

Dans une déclaration à l’AFP, le responsable des relations avec les médias au bureau de M. Talabani, Barzan cheikh Othmane, a lui aussi déclaré que « l’état du président est stable et s’améliore ».

Selon al-Iraqiya, M. Talabani a été victime d’une attaque cérébrale. Le Premier ministre Nouri al-Maliki s’est rendu à l’hôpital pour s’enquérir de son état de santé.

« Ses fonctions vitales sont normales et son état est stable », a indiqué un communiqué de la présidence sur son site internet en parlant d' »un durcissement des artères ». Dans un précédent texte, elle avait indiqué qu’il avait été hospitalisé « d’urgence » lundi soir à la suite d’un état d' »épuisement ».

M. Talabani a dû faire face à plusieurs problèmes de santé ces dernières années. Il a été opéré du coeur avec succès aux Etats-Unis en août 2008, et un an plus tôt il avait du être évacué en Jordanie voisine pour y être soigné en raison d’un état de déshydratation et d’épuisement.

Il a également été soigné en Europe pour différents problèmes de santé.

Ces derniers temps, la fatigue et la maladie marquaient ses traits. Il ne se déplaçait plus qu’à l’aide d’une canne.

En vertu de la Constitution irakienne, « le vice-président de la République remplace le président en cas de vacance du poste sous n’importe quelle raison, et le Parlement devra élire un nouveau président, dans une période n’excédant pas les 30 jours à partir de la date à laquelle le poste est devenu vacant ».

Un seul des deux vice-présidents, Khoudair al-Khouzaï, est toujours en place, le second Tarek al-Hachémi, est en fuite, ayant été condamné à mort par contumace cinq fois, notamment pour meurtres.

Ennemi juré de l’ancien président Saddam Hussein qui a opprimé les Kurdes pendant des décennies, Jalal Talabani avait été désigné président de la République en avril 2005 puis élu en 2006 et réélu en 2010, après avoir consacré une grande partie de sa vie à lutter clandestinement contre le pouvoir.

Il avait alors troqué sont treillis de guérillero pour le costume trois-pièces de président d’un Irak débarrassé de Saddam Hussein, son ennemi juré, après l’invasion américaine de 2003.

« Oncle Jalal », comme l’appelaient ses sympathisants, s’est construit une solide réputation d’homme de paix pour avoir tenté de réduire, si ce n’est combler, les profondes divisions entre les différentes communautés du pays.

Durant l’année écoulée, il avait ainsi appelé à la tenue d’une « conférence nationale » destinée à résoudre la crise politique apparue entre chiites et sunnites, et la crise de confiance entre M. Maliki et ses détracteurs qui l’accusent d’être un « dictateur ».

Jalal Talabani a dominé avec son ancien rival Massoud Barzani la vie politique kurde irakienne. Mais après la chute de Saddam Hussein, tous deux avaient enterré la hache de guerre.

 

AFP

 

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