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Après sa victoire serrée lors du référendum sur la transformation de son pays en régime présidentiel sur lequel il aura une main mise total en termes de prérogatives puisque le poste de premier ministre sera tout simplement supprimé à l’avenir, le président turc commence à donner des sueurs froides à l’Europe.

Considéré comme un empereur, Erdogan éloigne définitivement son pays des portes de l’Europe auxquelles il a frappé pendant de nombreuses années mais qui, désormais, lui resteront fermées à jamais, avec un président Erdogan déterminé à se rapprocher de la Russie de Vladimir Poutine sans crainte de perdre au change. L’homme n’en a cure et fait tout ce qui le fâcherait définitivement avec l’Europe. Outre son accumulation de tous les pouvoirs et sa purde depuis une tentative de coup d’état en juillet dernier qui laisse sceptique sur sa version des faits, Erdogan a décidé d’organiser rapidement un nouveau référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour se débarrasser de tout ce que compte le pays comme adversaires, les sympathisants du prédicateur Fathallah Gullen, son ennemi juré, sans oublier les dirigeants de la rébellion kurde.

En rétablissant la peine de mort, la Turquie se fermera, sans possibilité de retour, toutes les portes de l’Europe qui traîne les pieds de toutes manières pour une adhésion de la Turquie en son sein en raison de son statut de pays musulman, loin de la dominante laïque des 28 états qui composent l’ensemble européen

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