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Il était dit dès le début de l’affaire que le procès de la femme d’affaires, Hind Al Achchabi, poursuivie pour un adultère jamais prouvé dans les faits, serait un procès hors normes aux interrogations multiples. Après sa longueur et ses reports successifs, après ses longues batailles de procédures, le dénouement est enfin proche avec une dernière audience le mardi prochain devant la cour d’appel de Rabat qui enregistre avec lassitude les ultimes passes d’armes entre les deux parties au moment où l’affaire jugée pour une banale accusation fantaisiste et anodine d’adultère, prend une tournure franchement politique.
Il faut savoir, en effet, que Nawaf Al Fuzaia, avocat koweïtien, de même nationalité du mari plaignant par ailleurs diplomate, et désigné par Hind Al Achchabi, a vu sa tache rendue difficile par le ministère des affaires étrangères du Koweit et aussi bien par l’Ambassade du Koweit au Maroc, pour prendre en charge sa défense car susceptible de détenir des preuves et éléments nouveaux qui peuvent changer totalement le cours du procès. Un vrai scandale qui s’ajoute à celui de l’ambassade de ce pays à Rabat et la défense du plaignant, qui avaient accusé, par le biais de leurs avocats la justice marocaine de ne pas être indépendante et ce, devant un tribunal qui a réagi vivement devant cette accusation incceptables en rappelant que le Maroc est pays de droit et que sa justice est indépendante et qu’il n’a de leçon à recevoir de personne. Du reste, cette ambassade n’était nullement habilitée à se porter partie civile dans cette affaire conformément aux us diplomatiques.
Tout comme la démarche peu diplomatique de l’époux vengeur qui a poussé le zèle jusqu’à aller au Mali pour exiger de la justice de cet état souverain de lui fournir un document annulant le mariage que  Hind Al Achchabi y avait contracté avec son compatriote marocain, l’homme d’affaires Karim Bennani, son actuel époux; pour démander l’annulation de l’acte de mariage établi dans ce pays. Alors que cet acte a été fait selon toutes les règles et procèdures en vigueur au Mali.
Autre développement politique, avec le gouvernement américain cette fois-ci, si l’on sait que le fils de l’accusée, Sadiq Al Achchabi, âgé de 9 ans a été empêché de quitter le Maroc pour aller poursuivre sa scolarité aux États-Unis. Selon quel droit et en vertu de quelle responsabilité et implication dans cette troublante affaire? Une très troublante affaire en effet..

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