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Le procès de la femme d’affaires Hind Âl Achchabi condamnée en appel à deux années de prison et qui a fait un pourvoi en cassation, aura eu, au moins, le mérite d’ouvrir un débat au sein de la société pour demander à ce que ce délit ne soit plus jugé par les tribunaux et qu’il fasse l’objet d’un arrangement au sein du couple.
Dans plusieurs débats et interventions dans les médias et sur les réseaux sociaux, la mobilisation est en train de prendre forme à l’initiative d’un collectif de défense des droits civiques qui s’apprête à organiser une campagne pour la révision du procès de la femme d’affaires après avoir fait couler beaucoup d’encre. Car au delà du fait qu’aucune preuve attestant de l’existence d’un adultère avéré, l’incompréhension de l’opinion publique reste totale pour juger ce procès et le jugement de la femme d’affaires Hind Âl achchabi qui en a découlé, complètement surréalistes.
Il faut savoir que son époux, l’industriel, Mouhssine Karim Bennani poursuivi comme elle dans cette affaire pour adultère, a été libéré après avoir passé sept mois en prison, alors qu’en principe, cette peine devrait être partagée par les deux protagonistes de l’adultère si il est prouvé. Ce qui n’est guère le cas dans ce procès.
Les féministes et les associations féminines ne sont pas en reste dans le cadre de cette mobilisation, pour estimer de leur côté; que la cour a fait preuve, injustement, de discrimination à l’égard de cette femme, pour lui faire payer seule la facture d’un délit dans lequel elle n’assume aucune responsabilité. Il serait temps alors, selon elles, de dépénaliser l’adultère et clore ce débat, pour que ce genre d’injustices ne se répètent plus.

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