Le projet de la nouvelle Constitution vu par la presse quotidienne

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Ainsi, +L’Economiste+ écrit que « la nouvelle donne constitutionnelle contribuera à générer une nouvelle classe politique plus adaptée », tout en s’interrogeant si le Maroc dispose d’une « classe politique en phase avec la réforme constitutionnelle et effectivement capable de la mettre en oeuvre ».

« Chacun a bien mesuré qu’un lourd effort de régénération va être demandé au monde politique en particulier », note l’éditorialiste après avoir relevé que « le citoyen se trouve maintenant responsabilisé. Son vote a un sens et un poids. Il doit prendre conscience qu’en choisissant tel parti, tel leader, il lui donne mandat pour diriger le gouvernement et le pays ».

Dans ce sens, poursuit-il, « la nouvelle structure constitutionnelle valorise le vote et l’électeur. Progressivement, donc, commencera à émerger une nouvelle classe politique, tirant sa légitimité de l’électorat lui-même ».

« L’essentiel du pouvoir est transféré aux élites politiques du pays : un Exécutif qui devra gouverner et assumer, un législatif qui fait la loi sachant que le domaine de la loi va s’élargir considérablement, un pouvoir judiciaire indépendant au service de la loi. Ce sera donc, sans conteste, une révolution politique », estime-t-il.

De son côté, +Le Soir Echos+ indique que le projet de nouvelle Constitution « a le mérite, reconnu par nombre d’analystes nationaux et internationaux, d’apporter des solutions radicales, novatrices en totale rupture avec la version précédente ».

« L’explication des articles les plus significatifs doit permettre de mesurer, de manière concrète, les nouveautés apportées », note-t-il, en estimant que « les avancées qu’elle garantit feraient pâlir d’envie nombre de nos voisins ».

+Al Bayane+, qui consacre son éditorial au début de la campagne référendaire, estime que « nul ne réfute le caractère historique de ce moment privilégié dans la vie de la nation marocaine », précisant qu' »il s’agit véritablement d’une révolution en profondeur dans le système institutionnel du pays. Une révolution conduite grâce à la rencontre de la volonté de l’institution royale et de toutes les composantes de la société marocaine ».

« La méthodologie préconisée pour la préparation de ce projet a fait en sorte que l’on puisse capitaliser sur les constantes de notre identité séculaire et apporter les mécanismes qui favorisent l’éclosion d’un projet de société démocratique, moderne, tolérante, ouverte et inclusive de toutes ses composantes plurielles », explique le quotidien.

Et l’éditorialiste de relever que « le 1er juillet, jour de cette consultation populaire, sera une date charnière dans le processus d’évolution du royaume du Maroc », tout en invitant les citoyennes et citoyens « à assumer pleinement notre choix de dire oui à ce texte suprême qui apporte les éléments d’une mutation dans le système de gouvernance de notre pays ».

Pour sa part, +Al Alam+ souligne que le Maroc, à travers ce projet constitutionnel, présente aux peuples et régimes arabes « un modèle unique » d’une révolution douce qui a su préserver la stabilité et donne un nouvel élan aux nations pour aller de l’avant pour la réalisation de leurs aspirations à davantage de démocratie et de justice.

Il a par ailleurs relevé qu’une nouvelle Constitution n’est pas suffisante pour consolider et concrétiser le processus de réformes, insistant sur la nécessité de procéder à des réformes politiques réelles et profondes accompagnant l’application sur le terrain des dispositions de la nouvelle Loi fondamentale.

+Attajdid+ écrit, de son côté, que le peuple marocain est aujourd’hui face à un tournant majeur dans le processus politique national, soulignant l’importance de faire de la date du 1er juillet un moment pour encadrer les différentes composantes de la société marocaine et entrer de plain pied dans une nouvelle phase de la vie politique et constitutionnelle au Maroc, fondée sur les acquis apportés par le nouveau projet.

La future Constitution institue de nouveaux éléments pour un nouveau pacte mu par la nécessité de relever le défi de la réforme politique globale, une opération qui va être enclenchée avec l’adoption de la nouvelle Loi suprême proposée.

+Al Mounâataf+ écrit que le début de cette année restera gravée dans la mémoire de tous les Marocains, à travers deux discours royaux qui constituent une nouvelle révolution qui a jeté les bases d’un Maroc nouveau: le discours du 9 mars qui a tracé le cadre général d’une réforme constitutionnelle globale visant à moderniser et mettre à niveau les structures de l’Etat, et celui du 17 juin qui a annoncé la naissance d’une nouvelle constitution qui est en rupture avec les précédentes, et qui constitue une nouvelle charte constitutionnelle démocratique et un nouveau pacte entre le Roi et le peuple, ayant donné lieu, grâce à une approche participative, à la confection d’un projet de Constitution consacrant le caractère parlementaire du régime politique marocain.

Pour +Al Haraka+, le discours royal du 17 juin, qui a présenté aux Marocains les grandes lignes du projet de nouvelle Constitution, a été largement accueilli et suscité estime et considération de la part de tous les observateurs internationaux eu égard au développement et aux progrès qu’a enregistrés le Royaume dans les divers domaines, notamment politique.

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