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L’émir du Qatar a approuvé des amendements à la loi réglementant le travail des étrangers, une adaptation jugée insuffisante mercredi par l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch.

Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a promulgué mardi soir la nouvelle loi qui remplace celle actuellement en vigueur et qui interdit à tout travailleur de quitter le pays sans l’accord de son employeur et le prive de la possibilité de changeur d’emploi.

Mais la nouvelle réglementation n’entrera en vigueur qu’en 2017, a précisé l’agence officielle QNA.

Elle aménage sans l’abolir le système de « Kafala » qui met l’employé à la merci de son employeur et qui est pour cela décrié par les défenseurs des droits de l’Homme.

Quelque 1,8 million de travailleurs étrangers sont employés au Qatar, notamment sur les chantiers du Mondial de football que le pays doit organiser en 2022. Ils forment actuellement 90% de la population et leur nombre doit atteindre 2,5 millions d’ici 2020.

La nouvelle réglementation permettra au travailleur étranger de demander une autorisation de sortie du pays au ministère de l’Intérieur. S’il ne l’a pas au bout de trois jours, il a une possibilité de déposer un recours devant une commission de contentieux.

Il aura également la possibilité de changer d’employeur à la fin de son contrat, ce qu’il ne peut pas faire actuellement.

La nouvelle réglementation ne va « probablement pas conduire à une amélioration de la situation » des travailleurs étrangers, a réagi Bicholas McGeehan, de Human Rights Watch. « L’un des aspects décevants de la loi est qu’apparemment l’employé aura toujours besoin de l’accord de de son employeur pour quitter le pays », a-t-il déclaré

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