Le Qatar offre un contrat en or au PSG

Le Qatar offre un contrat en or au PSG

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Le Qatar fait une nouvelle fois les affaires du PSG. Disposant pour la saison 2012-2013 du plus gros budget du championnat français, soit plus de 300 millions d’euros, le PSG a signé un méga-contrat allant de 150 millions d’euros pour la saison 2012-2013 à 200 millions en 2015-2016, selon Le Parisien-Aujourd’hui-en-France . Il ne s’agit ni d’un contrat de sponsoring classique, ni de naming (pratique consistant pour une société à associer son nom à une enceinte sportive, par exemple) pour le Parc des Princes, mais un contrat d’image entre le Qatar et le PSG, via la Qatar Tourism Authority qui dépend du ministère du Tourisme qatari.

L’objectif? Promouvoir l’image du Qatar en France et attirer plus de visiteurs hexagonaux. «Ce sponsoring d’Etat est tout à fait cohérent avec la stratégie du Qatar. On sent en effet que les propriétaires du PSG ont envie de rentabiliser leurs investissements», explique Frédéric Bolotny, économiste du sport au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges. «Etre un très grand club de football à Paris nous permet de développer des revenus extrêmement importants. Ces revenus permettent de soutenir cette politique ambitieuse en termes sportifs et de permettre l’arrivée de joueurs de très haut niveau», a déclaré le directeur général du PSG Jean-Claude Blanc à l’issue d’une réunion avec le gendarme financier du football français, la DNCG.
«Un contrat déconnecté de la réalité»

Le plus gros contrat de sponsoring était jusque-là détenu par le club anglais de Manchester United, partenaire de Chevrolet, la marque du constructeur automobile américain General Motors moyennant un chèque annuel d’environ 65 millions d’euros. Ce contrat devrait permettre au PSG d’assumer sa masse salariale qui pourrait s’élever à 200 millions, lors de la saison 2014-2015, date à laquelle les sanctions liées au fair-play financier s’appliqueront. Pourtant, ce partenariat a déjà suscité la polémique auprès de l’un des principaux rivaux du PSG, l’Olympique lyonnais. «Présenter un contrat de promotion de l’image d’un Etat rapportant plus de 100 millions d’euros par an, ce sera être hors-jeu», a dénoncé le président du club rhodanien, Jean-Michel Aulas, le mois dernier dans L’Equipe. Une critique que la DNCG n’a pas opposée aux dirigeants parisiens la semaine dernière, lors de leur grand oral. «La DNCG n’a qu’une seule exigence: l’équilibre des comptes. A partir du moment où les dirigeants du PSG font la preuve qu’ils peuvent éponger le déficit (estimé par la DNCG entre 150 et 200 millions d’euros pour la saison 2012-2013), la DNCG ne peut qu’être satisfaite, quels que soient les moyens», explique Vincent Chaudel du cabinet de conseil Kurt Salmon.

En revanche, la lecture de l’instance européenne de football (UEFA) de ce contrat sera différente. L’été prochain, le PSG sera auditionné par l’UEFA dans le cadre du fair-play financier. L’association européenne cherchera à déterminer si le montant de ces nouveaux investissements du Qatar est légitime et surtout en adéquation avec sa principale règle: équilibrer ses recettes et ses dépenses. A en croire Frédéric Bolotny, le pari n’est pas gagné d’avance. «Bien que rationnel, ce contrat est déconnecté de la réalité du marché. Il n’est pas sûr qu’il soit accepté en l’état par l’UEFA. Dans ce cas-là, le club aura du mal à rentrer dans les clous», explique-t-il. Consciente que les clubs les plus endettés auront du mal à équilibrer leurs comptes dans l’immédiat, l’instance européenne a fixé un seuil de tolérance de déficit de 45 millions d’euros pendant les trois premières années où le fair-play financier sera appliqué.

 

 

actu-maroc.com_____________

 

 

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