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Le très attendu rapport annuel sur le conflit du Sahara a été remis au pays membres du Conseil de Sécurité pour l’examiner avant son adoption en l’état ou son amendement vers la fin du mois. Il s’agit du premier rapport du genre remis par le nouveau secrétaire général de l’ONU, depuis son entrée en fonction, Antonio Guitteres, qui, le moins que l’on puisse dire n’y est pas allé par quatre chemins avec les adversaires du royaume.
Le patron de l’ONU s’est tout d’abord félicité du rôle constructif du Maroc dans la crise de Guerguerate, une zone-tampon au sud du Sahara dont il a retiré ses forces aussitôt que l’Onu en a fait la demande alors que le Polisario se voit condamné dans ce même chapitre pour s’y être maintenu jusqu’à ce jour, compliquant encore plus la tâche du secrétaire général. Pour sa part, l’Algérie se voit demander dans ce rapport de s’impliquer positivement dans la recherche d’une solution, autrement dit de cesser de jeter de l’huile sur le feu dans une conjoncture favorable à un règlement.
Pour le reste, le Maroc dont le rôle sort renforcé dans ce rapport, se voit féliciter pour avoir permis le retour des employés civils des forces de maintien de la paix, la Minurso, une appréciation qui pourrait peser auprès des pays membres du Conseil de Sécurité au moment où Antonio Guitteres compte mettre les bouchées doubles pour relancer les négociations directes entre le Maroc et le Polisario en affirmant que seuls le réalisme et le compromis peuvent mettre fin à l’impasse crée par son prédécesseur Ban Ki Moon.

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