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Depuis la dernière visite il y a quelques mois du roi Mohammed VI en Russie et ses entretiens positifs avec le président Vladimir Poutine, les relations entre les deux pays ont pris résolument une tournure qui prête à croire à une embellie.
Le faux pas du chef gouvernement Abdelilah Benkirane avec ses déclarations intempestives sur le rôle de la Russie en Syrie ont fait croire un moment que cette relation allait se réduire à néant, pourtant il n’en a rien été montrant les nouveaux liens solides entre les deux capitales qui viennent de se confirmer avec la visite d’un grand sécuritaire russe à Rabat.
L’invitation royale faite à Vladimir Poutine de visiter le royaume dans un cadre officiel peut également être perçue comme un signal très fort.
Tous ces développements ont mis les autorités algériennes dans l’embarras, la Russie étant considérée comme leur allié traditionnel dans la région et la crainte à Alger est partagée de voir Moscou changer le statut-quo géostratégique en termes d’alliances, le Maroc étant connu jusque-là comme étant plus proche des États-Unis que de la Russie.
La partie sensible que joue le Maroc en ce moment en tentant de diversifier ses partenariats traditionnels ne sont pas pour rassurer le voisin algérien qui voit mal ces changements comme il le fait avec la présence accrue du royaume sur la scène africaine.

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