Le recours de certains médias espagnols au plagiat et au piratage, « un...

Le recours de certains médias espagnols au plagiat et au piratage, « un crime délibérément commis à l’échelle mondiale »

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« L’affaire (des fausses photos) doit être présentée devant les organisations internationales compétentes car il ne s’agit pas d’une simple atteinte aux droits des particuliers mais d’un +piratage+ profondément antisociale et contraire à l’intérêt public », a déclaré jeudi à la MAP, M. Cherkaoui, en référence à l’utilisation frauduleuse de photos de bébés palestiniens victimes de l’agression israélienne contre la bande de Gaza en 2006 ou encore d’un crime commis en janvier dernier à Casablanca.

Les médias espagnols « ne sont pas uniquement responsables de manipulation de la réalité. Pour tout expert averti en matière de droits de propriété intellectuelle, ils sont plutôt accusés de crimes commis délibérément à l’échelle mondiale », a-t-il insisté.

De l’avis de cet avocat membre du Centre de médiation et d’arbitrage de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, « l’affaire s’inscrit dans le cadre général de la lutte contre le plagiat, la contrefaçon, le vol (piratage) qui sont les formes les plus fréquentes d’infraction au droit d’auteur ».

Les personnes physiques ou morales -tels les médias- plagiaires opérant à l’échelle mondiale, sont responsables de distorsions et d’entraves au commerce mondial des droits de propriété intellectuelle, explique M. Cherkaoui, qui est l’auteur de plusieurs ouvrages spécialisés.

Dans la majorité des pays, rappelle-t-il, la législation précise qui est habilité à porter plainte et à dénoncer publiquement une infraction au droit d’auteur. Ce droit peut appartenir à toute personne intéressée, ou exclusivement à la partie lésée, ou à une association dotée de la personnalité morale ou encore, à l’Etat dont la personne lésée est ressortissante dans le cas d’une infraction internationale.

Et d’indiquer que dans ce cas, « l’Etat est habilité à porter plainte » devant les instances judiciaires mondiales compétentes en la matière, conformément aux dispositions institutionnelles adoptées par les pays membres des Organisations mondiales concernées.

Dans leur acharnement contre le Maroc, des médias espagnols ont fait peu de cas des règles éthiques et professionnelles dans le traitement des récents incidents de Laâyoune avec la publication de fausses informations largement illustrées d’images prétendument prises à Laâyoune.

 

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