Le réseau culturel français au Maroc reflète la dimension des « intenses » relations...

Le réseau culturel français au Maroc reflète la dimension des « intenses » relations bilatérales (ambassadeur)

164
0
PARTAGER

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Rabat consacrée au lancement de la saison culturelle 2011 de la France au Maroc, le diplomate français a souligné que ce réseau composé de 13 établissements (instituts et alliances) constitue « un réseau culturel exceptionnel sans équivalent dans le monde ».

Evoquant la saison culturelle 2011, M. Joubert a souligné qu’il s’agit d’une première puisqu’elle est marquée par un programme commun à tout le Maroc dans les 13 villes où ces établissements existent, relevant qu’une saison unique permet de présenter au public de grandes créations artistiques et culturelles marocaines de qualité, et particulièrement celles produites par la coopération franco-marocaine.

Cette programmation unifiée permet également d’unifier les compétences et les talents de ces établissements et de mobiliser des opérateurs culturels français d’envergure, ce que chaque établissement seul ne pourrait pas nécessairement faire et de gagner de visibilité, en permettant de toucher un public plus vaste, a-t-il poursuivi.

Selon le diplomate français, cette programmation commune à tous les instituts permet de nouer des partenariats avec des entreprises et institutions intéressées à promouvoir la vie culturelle au Maroc et une offre qui attire le public.

M. Joubert a par ailleurs annoncé que cette saison s’articulera autour de quatre thèmes principaux à savoir le cirque, la danse, la photo et le livre/débat d’idées, outre une grande exposition à caractère scientifique « Abysses » consacrée aux fonds marins qui sera inaugurée jeudi à Casablanca, faisant savoir que chacun de ces quatre thèmes comprendra plusieurs opérations illustrant chaque fois que possible le partenariat entre le Maroc et la France.

L’ambassadeur de France à Rabat a en outre salué l’engagement des partenaires marocains pour la réussite de cette saison, citant à cet égard le soutien des délégations du ministère de la Culture et des wilayas et municipalités.

Le diplomate français a assuré que l’unité de cette programmation ne se fera pas au détriment de l’accompagnement que la France apporte aux actions de fond des grands opérateurs culturels marocains et des magnifiques manifestations qu’ils offrent au public marocain et du monde entier, relevant que la « saison n’efface pas davantage la programmation quasi-quotidienne de chacun des établissements du réseau.

Parallèlement à cette saison culturelle, chacun des instituts français présents sur le territoire marocain poursuivra son activité autonome sur le terrain avec ses partenaires et son public, a-t-il indiqué.

La mise en commun de l’action culturelle du réseau français a vocation à se poursuivre à l’avenir, a-t-il insisté, annonçant que les 13 établissements culturels français au Maroc seront fédérer en 2012 dans un seul grand institut français dans le Royaume et ce dans le cadre de la réforme de l’action culturelle extérieure de la France engagée en 2010.

La saison culturelle de la France au Maroc promet une palette d’activités artistiques et de spectacles allant du théâtre, à la musique, en passant par le cinéma, le cirque, les expositions, ainsi que les conférences, avec un total de plus de 120 manifestations qui se dérouleront tout au long de l’année 2011, dans 13 villes du Maroc.

Au volet du cirque, l’école nationale du cirque Shems’y revisite la légende berbère de « Isli et Tislit » en présentant un spectacle de cirque contemporain, de danse et de musique (du 1er au 6 février à Rabat et du 15 au 20 février à Kénitra).

L’art plastique n’étant pas en reste, plusieurs expositions sont prévues notamment «Métamorphose et éternité du Petit Prince» (10 février au 5 mars à la médiathèque de Rabat) pour la redécouverte de ce monument d’Antoine de Saint-Exupéry, l’un des livres français les plus lus et les plus traduits au monde.

Il s’agit également de «Diversité» de Juana Rodriguez (15 mars au 2 avril, Kénitra) et de « Repères, pour une histoire de la peinture au Maroc » (du 18 février au 31 mars-Rabat), qui retrace les moments forts de la peinture au Maroc de Delacroix aux artistes modernes.

Chaque semaine, les cinéphiles pourront apprécier les longs métrages proposés, dont «Ces amours-là» de Claude Lelouch (5 et 6 février à Rabat), «Copacabana» de Marc Fitoussi (12 et 13 février), « Aisheen, chroniques de Gaza», documentaire de Nicolas Wadimoff (19 et 20 février Rabat), « Pieds nus sur les limaces » (5 et 6 mars), «Vénus Noire »» de Abdellatif Kechiche et «Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb (26 et 27 mars).

Plusieurs conférences seront programmées en 2011, notamment «La contre-histoire de la philosophie », qui sera donnée par Michel Onfray (3 février à Rabat) et «Quand une mère se fait père» par Youssef Fassy Fehri (25 février Rabat).

 

Commentaires