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Le rétablissement de la confiance en l’action politique passe par le renforcement de la démocratie (émission)

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« L’action politique connait depuis un certain temps une crise qui se traduit par la baisse du taux de participations aux élections, qui n’a pas dépassé les 37 pc lors des législatives de 2007″, a dit, dans ce sens, Khalid Hariri (USFP), lors de l’émission « Moubachara Maakoum » (littéralement +En direct avec vous+) de la chaîne 2M, diffusée mercredi soir.

Les événements de la Tunisie et de l’Egypte ont incité les jeunes à s’intéresser davantage à la politique par le biais du Mouvement 20 février qui revendique une nouvelle pratique de la politique, a-t-il poursuivi, appelant à une revalorisation de la pratique politique et médiatique, l’encouragement de nouvelles élites partisanes, l’organisation d’élections démocratiques, l’ouverture sur les forces vives de la société et la réhabilitation du système de valeurs.

Pour sa part, Khalid Kihel, secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne, a estimé que la crise n’est pas due aux partis politiques mais qu’elle est liée à l’action politique et particulièrement aux élections, « ce qui a décrédibilisé le processus démocratique en soi ».

Pour dépasser cette situation, il faut adopter une nouvelle gouvernance politique, faire face aux corrupteurs, entreprendre une autocritique au sein des partis, ouvrir la voie à l’alternance entre générations, clarifier les visions et garantir l’égalité des chances, a-t-il dit avant d’appeler les partis à entreprendre des réformes répondant aux demandes des forces nationales.

Ali Lotfi, secrétaire général de l’Organisation démocratique du travail, a fait noter que la crise de confiance ne touche pas seulement l’action syndicale mais concerne aussi l’Etat et le gouvernement et leur rôle dans l’action politique.

Reconquérir la confiance n’est pas une mince affaire et nécessite une volonté politique pour réparer les dysfonctionnements et répondre aux attentes du peuple tout autant que le recours aux instruments à même de conforter cette confiance comme contrôler les actions , demander des comptes aux responsables ou encore éliminer l’économie de rente et le pillage des richesses, a-t-il assuré.

Evoquant les aspects de perte de confiance dans le champ médiatique, Abdelmounim Dilami, président du groupe »‘Ecomédia », a cité le faible nombre de lecteurs faisant remarquer que « parmi les facteurs ayant engendré cette crise figure la dualité du discours et des slogans chez l’acteur politique ».

L’information a un rôle primordial à jouer au sein de la scène politique, a-t-il poursuivi ajoutant « qu’il ne peut y avoir de véritable démocratie sans médias forts et sans circulation de l’information au sein de la société ».

Abdelmalek Kettani, président de l’association « Alternatives », considère que les partis politiques comptent des personnalités qui ont perdu toute crédibilité, alors que d’autres sont accusés d’agissements qui ternissent leur image auprès des citoyens.

Mme Sarah Soujar , acteur associatif, estime que les facteurs de la crise de confiance en l’action politique résident dans le sentiment de marginalisation, la tutelle, la corruption, le népotisme, le clientélisme et l’absence de critique et de reddition des comptes.

Pour regagner la confiance, a-t-elle proposé, il faut un enseignement qui inculque aux jeunes l’esprit critique, l’émancipation des médias, l’activation du rôle des intellectuels, l’ouverture des esprits, un discours en phase avec la société et le développement de la conscience politique.

MAP_________________________

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