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Dans un autre pays, un ministre de l’emploi connu pour ne pas en avoir créé, tel Mohammed Yatim aurait présenté sa démission ou été renvoyé du gouvernement.

Cet ancien syndicaliste censé défendre la cause des travailleurs, aura scandaleusement failli à sa mission et contribué à enfler l’affaire des centaines de travailleuses saisonnières en Espagne, soumises à un honteux esclavage sexuel dans des fermes du sud de ce pays.recrutées pour la cueillette des fraises contre un salaire de misère, ces femmes viennent de faire l’objet d’une expulsion inhumaine pour avoir déposé plainte contre leurs employeurs qui avaient fini par faire subir à ces femmes sans défense, les sévices les plus dégradants durant de longues nuits pendant des viols collectifs. Or le ministre, qui non seulement avait fermé les yeux et refusé de porter secours à ces mères de famille tout en niant la réalité, vient de le faire mais en ne reconnaissant qu’un cas isolé de viol, alors qu’il s’agit de centaines de femmes agressées et raccompagnées brutalement aux frontières privées de leur dernier salaire. Abandonnées à leur triste sort et privées de leurs droits, ces esclaves de la cueillette des fraises n’ont trouvé que les associations de défense des droits des travailleurs et ceux de la femme pour leur porter secours, au moment où le ministre marocain chargé de les protéger contre les abus, tel que stipulé dans le contrat d’embauche entre les deux pays, se perd en contradictions en manquant de courage.

Par Jalil Nouri

Actu-maroc.com

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