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Alors que les réunions se succèdent à Al Hoceima sans relâche pour trouver les solutions adéquates aux problèmes d’ordre économique et social dans une région devenue une poudrière ces derniers mois, à l’extérieur des murs des salles où se retrouvent les négociateurs représentant les autorités et la population, retentissent les slogans indépendantistes prônant l’indépendance de la région et la prédominance de la culture amazigh.
Un militant récemment sorti de prison s’est même vu traité en héros et invité à couper le ruban d’un événement local alors que la foule présente agitait un drapeau rifain et scandait des mots d’ordre appelant à la rupture des relations avec le pouvoir central à Rabat et exigeant le rejet de toutes les mesures présentées pour remettre le Rif sur les rails en lui assurant un nouveau décollage économique, une sorte de « Plan Marshall » pour le sortir de la crise dans laquelle il s’enfonce inexorablement.
Mais rien n’y fait avec toutes les promesses faites à la population et les mesures déjà prises concrètement contre le chômage comme les postes d’emploi garantis à un millier de jeunes dans la zone franche de Tanger. La population qui n’aspire qu’à une vie meilleure, loin des slogans indépendantistes et amazigh, semble subir des pressions de toutes parts pour sortir dans la rue sous le moindre prétexte pour servir de bouclier face aux forces de l’ordre alors que les véritables meneurs agissent dans l’ombre pour défier Rabat, depuis des mois maintenant, sur fond de tension toujours aussi grandissante.
Par Jalil Nouri

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