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Les relations entre le PJD qui dirige le gouvernement et son allié du RNI dirigé par Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et hommes d’affaires à la tête à la tête d’un groupe leader en matière de distribution des carburants, s’enveniment au parlement et pourraient conduire au retrait du RNI du gouvernement.

Cette sortie est d’ailleurs souhaitée par des voix influentes au sein de la première formation qui trouvent cet allié encombrant dans la situation de tension actuelle en raison de la personnalité de son président dont le groupe se trouve au centre d’un boycott sévissant au niveau de trois marques importantes. Fragilisé par ce boycott, le ministre n’en perd pas pour autant sa puissance sur le secteur pétrolier et son groupe parlementaire qui défend bec et ongle les intérêts d’Akhannouch devant les députés du PJD engagés dans une lutte pour faire baisser les prix des carburants.

Si un rapport parlementaire satisfait dans ses conclusions les positions des députés du parti islamiste, ce n’est pas le cas de ceux du RNI dirigé par Akhannouch déterminés à bloquer une loi destinée à faire baisser les bénéfices des pétroliers. Les prises de bec se multiplient quotidiennement au parlement autour de ce rapport et la rupture semble consommée au point que les élus du propre camp du ministre réclament un départ vers l’opposition aux côtés des formations du PAM et de l’Istiqlal. Pour l’instant, le chef du gouvernement et leader du PJD, El Othmani reste de marbre et n’interfère pas dans ce débat brûlant.

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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