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Le Rassemblement National des Indépendants, la formation dirigée par le chef de la diplomatie , Salaheddine Mezouar, qui est membre de la coalition gouvernementale mais qui n’a obtenu que de maigres résultats aux dernières élections communales et régionales, a choisi la voie du reniement des engagements pour s’imposer à tout prix.

Le cas le plus emblématique de ce lâchage est celui de l’actuel président de la première chambre du parlement, Talbi Alami, membre influent de ce parti s’il en est, qui vient de jouer un mauvais tour au parti islamiste du premier ministre, qui après accord de sa discrétion a décidé de se présenter à la dernière minute, au poste de maire de la ville de Tétouan, une ville qu’il a déjà dirigée par le passé, réduisant à néant le souhait du PJD de la mettre dans son escarcelle, sur la base de l’accord conclu avec son allié au gouvernement. Les islamistes n’ont pas apprécié la volte-face du RNI et l’on fait savoir par la voix de leur chef, Abdelilah Benkirane, à celui du RNI.

Depuis, les relations se sont empoisonnées, fortement dégradées même, avec le risque de plus en plus probable d’un éclatement d’une majorité usée par les petits calculs et les marchandages électoraux.

Par Jalil Nouri

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