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En l’espace de quelques jours, le roi Mohammed VI est en train de réaliser ce que la diplomatie marocaine n’a pu faire pendant des dizaines d’années.

L’un après l’autre, les traditionnels soutiens du « Polisario » révisent leurs positions sur le dossier du Sahara et applaudissent par avance au retour annoncé du royaume au sein de l’Union Africaine lors de son sommet du mois de janvier prochain. Comme il en a été pour l’Éthiopie, c’est le Nigéria qui dès la première journée de la visite royale dans ce pays annonce la couleur et retire tous les drapeaux visibles dans la capitale, Abuja, au moment de l’accueil grandiose réservé au souverain.

Personne n’aurait parié un dollar sur ce retournement de situation au moment où sont annoncés des accords de partenariat avec un état anglophone, chasse gardée des puissances occidentales, et qui plus est, était considéré jusqu’à cette visite du roi Mohammed VI comme l’un des plus fermes soutiens du « Polisario » dans l’Afrique Subsaharienne.

Si l’on y ajoute la coopération dans la lutte anti-terroriste au profit d’un pays visé par le mouvement « Boko Haram » qui peut tabler sur un précieux renfort de la part des services marocains, l’on ne peut qu’envisager une grande redistribution de cartes sur le continent avec cette percée diplomatique réussie par le souverain marocain.

Par Jalil Nouri

 

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