PARTAGER

Les casablancais sont en colère et le disent à voix haute depuis qu’une grande partie des plages , autrefois accessibles, sont devenues payantes. La plus connue est celle d’Ain Diab, qui a été louée par la mairie à des particuliers qui imposent aux baigneurs la location de parasols alors que la dégradation de l’environnement est telle et la saleté si omniprésente qu’elle n’incitent guère à la baignade en semaine comme durant les week-ends.

Mais le plus grand scandale se trouve quelques dizaines de kilomètres plus loin, au niveau de la commune de Dar Bouazza qui a généreusement loué à des particuliers, une grande partie du littoral et donc du domaine public, qui en ont fait leur territoire l’été et le reste de l’année en développant une activité très lucrative. Entre le droit d’entrée, la location obligatoire des parasols et des transats, les consommations à des tarifs bien au-dessus de la moyenne, les clients, au demeurant nombreux en cette saison, doivent compter sur plusieurs centaines de dirhams pour une journée en bord de mer. Certes le cadre est agréable et la clientèle raffinée, ces lieux devenus à la mode, sont devenus très recherchés mais pas pour ce que l’on croit. L’alcool y coule à flot en toute discrétion et la vente de certaines drogues font partie de leur attractivité avec une certaine tolérance des autorités.

L’espace des plages publiques se réduit dangereusement à Casablanca, où les moins nantis n’ont plus droit de cité.

Commentaires