LES CAFOUILLAGES DU GOUVERNEMENT BENKIRANE

LES CAFOUILLAGES DU GOUVERNEMENT BENKIRANE

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Le dernier quiproquo en date est celui de la décision de procéder à une décompensation des prix de certains carburants, décision à laquelle ne semble pas avoir été associés les partis alliés au sein de l’actuelle majorité. L’aveu en a été fait par Nabil Benabdellah, qui au nom de sa formation , le PPS, dit avoir mal vécu cette démarche unilatérale du premier ministre qui n’ a pas pris le soin de se concerter avec les partenaires sur une question aussi sensible pour la cohésion sociale.

Les autres alliés n’en pensent pas moins comme le ministre des affaires étrangères Salaheddine Mezouar qui s’est fendu d’un communiqué soulignant le soutien du Maroc aux dirigeants actuels de l’Égypte alors que le premier ministre continue à clamer le sien au frères musulmans et au président déchu, Mohammed Morsi, donnant l’air de jouer chacun sa propre partition. Il en est également ainsi au sujet de la promesse faite par Benkirane de publier une liste noire des personnes dont des politiques,  soupçonnées d’avoir procédé à des transferts illégaux d’argent sur des comptes à l’étranger. Il n’en a rien été puisque selon le ministre des finances, cette liste n’existe tout simplement pas pour être publiée.

Ce ne sont là que quelques exemples de cette persistance de discours et de prises de position contradictoires qui donnent l’impression que le gouvernement actuel est bien loin de se prévaloir sur certains points, d’une ligne d’action cohérente et homogène qui lui permettrait d’accorder ses violons et de parler de la même voix. Le fait également que le chef de la majorité n’ait pas jugé d’inviter ses partenaires à une table de réunion de concertation depuis la formation de sa seconde équipe il y a plus de trois mois, donne l’impression que Benkirane continue à gérer et décider seul, mettant dans la confidence les ministres de son parti et ignorant tous les autres, les mettant la plupart du temps devant le fait accompli.

Tout cela et bien d’autres faits font désordre, laissant planer le doute sur la stabilité d’un tel exécutif et d’une majorité gouvernementale raccommodée l’exposant à tout moment à de nouveaux déchirements qui pourraient la mener fatalement droit au mur et provoquer la tenue inévitables ‘élections générales anticipées.

 

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