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Tout a commencé par une vidéo tournée par la chanteuse populaire originaire de la ville de Khémisset, Najat Aatabou, dans laquelle elle s’en prenait au conseil pour l’accuser de laisser cette ville à l’abandon et de détourner l’argent du contribuable tout en appelant à une intervention royale pour ordonner une enquête sur l’utilisation de l’argent du budget alloué aux projets.
Faux a rétorqué le maire de la ville qui a affirmé que les projets non réalisés sont inventés par la chanteuse, et que toute sa démarche n’est que mensonge destiné à se venger pour ne pas avoir pu bénéficier d’une licence d’alcool pour le restaurant de la chanteuse sis pas loin d’une mosquée. Le maire mis en cause avait même évoqué la possibilité de poursuivre la chanteuse pour diffamation. Lui répondant du tac au tac, la chanteuse lui a promis de l’attaquer en justice en premier pour l’avoir accusé de mensonge et de chantage à l’égard de son conseil tout en lui promettant de divulguer des secrets sur des détournements et des décisions discutables du conseil.
L’affaire est en train de prendre des développements inquiétant entre les deux parties au point que toute la ville de Khémisset ne parle plus que de cette affaire. Il est vrai que c’est la première fois qu’une artiste de la chanson populaire fait ainsi une entrée fracassante dans le domaine politique. Mais n’est-ce pas l’objectif visé par la chanteuse Najat Aatabou avec une arrière-pensée de s’engager dans la gestion de sa ville?

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